Le ministre russe de la Défense, Serguei Choigou, et son homologue turc Hulusi Akar, à Ankara, le 11 février 2019. AFP PHOTO / Russian Defence Ministry / Vadim SAVITSKY
Le communiqué ne donne de précisions ni sur les mesures envisagées, ni sur le calendrier de leur mise en œuvre. Il souligne "la nécessité, en particulier, de prendre des mesures décisives pour assurer la sécurité dans la zone démilitarisée d'Idleb".
"Malgré les provocations, nous avons souligné l'importance et la nécessité de poursuivre le partenariat entre les services de renseignement et les forces militaires de nos deux pays afin d'établir la paix et d'assurer la stabilité à Idleb."
Les présidents russe, turc et iranien doivent se rencontrer jeudi prochain en Russie pour examiner le dossier syrien.
Moscou et Ankara ont conclu en septembre dernier un accord de démilitarisation qui a permis d'éviter une offensive de l'armée syrienne dans la province. Cet accord prévoyait le départ des groupes islamistes d'une zone tampon établie entre les lignes de front.
Mais les jihadistes d'Hayat Tahrir al-Cham (HTS, Organisation de libération du Levant), coalition dominée par l'ex-Front al-Nosra, ont renforcé début janvier leur emprise sur ce dernier grand bastion des insurgés en Syrie, après plusieurs jours de combats contre des groupes rebelles appuyés par la Turquie.
Grâce à leurs succès militaires, ils ont contraint les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) à accepter un accord politique mettant en place dans plusieurs localités une administration civile appuyée par le HTS.
Le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, a récemment déclaré que les Russes avaient évoqué l'idée d'une opération conjointe russo-turque pour chasser les djihadistes de la province d'Idleb. Il n'a pas précisé si Ankara appuyait un tel scénario.


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