L'aéroport international de Beyrouth. Photo d'archives Reuters
Une dispute a éclaté samedi entre des membres d'appareils sécuritaires différents à l'aéroport international de Beyrouth, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Les douanes ont demandé l'ouverture d'une enquête, l'un de leurs membres ayant été victimes de coups. En début de soirée, le parquet général militaire a annoncé avoir ouvert une enquête.
Selon les faits rapportés par l'agence, des membres de la police de l'aéroport ont insisté à ce que les membres des douanes ne fassent pas passer la valise d'un individu identifié sous le nom de Hachem Haïdar à travers le scanner. Ils ont toutefois insisté à fouiller la valise à l'intérieur de laquelle ils n'ont rien trouvé de suspect.
Officiellement, l’aéroport de Beyrouth est placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et dirigé par le service de la sécurité aéroportuaire du pays. Mais, dans la réalité, les choses sont autrement plus compliquées, vu le rôle de tutelle qu’exercent d’autres ministères sur différents organismes de l’aéroport, le ministère de la Défense sur l’armée libanaise, le ministère des Travaux publics et des Transports sur le trafic aérien et la sûreté de l’aviation civile, le ministère des Finances sur les douanes. Le ministère de l’Intérieur doit donc se contenter des affaires sécuritaires. Mais, là aussi, la frontière entre le rôle de l’armée libanaise et celui des organismes de sécurité intérieure – police de l’aéroport (FSI) et Sûreté générale (SG) – n’est pas clairement définie.
Pour mieux comprendre : La sécurité de l’aéroport de Beyrouth, histoire d’un enchevêtrement de pouvoirs


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