Huit militants écologistes notamment accusés d'espionnage en Iran ont comparu vendredi à huis clos devant un tribunal de Téhéran, selon l'agence officielle Irna.
Ils "ont été convoqués au tribunal mercredi", écrit Irna en citant Mohammad-Hossein Aghassi, avocat de deux des accusés.
L'agence ajoute néanmoins que, selon ses dires, Me Aghassi n'était pas présent à l'audience car le ministère public a désigné des avocats commis d'office pour représenter les accusés.
Cette décision "me rend perplexe" car "le tribunal ne devrait en aucun cas rejeter l'avocat choisi par l'accusé", a déclaré Me Aghassi par téléphone à l'AFP."
Selon lui, les deux accusés qu'il défend se sont vu dire avant l'audience qu'ils devaient changer d'avocat.
Quatre des huit accusés avaient été inculpés de "corruption sur terre" en octobre, un des chefs d'accusation les plus graves en Iran, passible de la peine de mort.
Selon Irna, trois autres sont poursuivis pour "espionnage", et le dernier pour "complot contre la sûreté nationale".
Faisant état du procès de "huit accusés pour espionnage contre des centres militaires", l'agence semi-officielle Isna indique de son côté que leur prochaine comparution doit avoir lieu samedi.
Un nombre indéterminé de militants écologistes ont été arrêtés en Iran début 2017 pour espionnage.
L'un d'eux, Kavous Seyed Emami, universitaire irano-canadien, est mort en prison en février 2017 à l'âge de 63 ans. Selon la version officielle, contestée par sa famille, il s'est suicidé par pendaison.
A l'exception des huit ayant comparu mercredi, tous les écologistes arrêtés à Téhéran dans cette affaire ont été libérés, a déclaré à l'AFP Me. Aghassi.
"D'autres font l'objet de poursuites pénales en dehors de Téhéran", a-t-il ajouté, sans donner de chiffre précis.
En septembre, le ministre de l'Environnement iranien, Issa Kalantari, avait demandé que les militants écologistes arrêtés pour espionnage depuis janvier et toujours en attente de procès, soient enfin jugés.


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