Ludovic Marin/AFP
Le président français Emmanuel Macron a entamé hier sa visite en Égypte par une étape au temple d’Abou Simbel, l’un des sites archéologiques emblématiques du pays, avant de se rendre en fin de journée au Caire. M. Macron et son épouse ont visité les temples d’Abou Simbel, dans l’extrême-sud du pays. Ces monuments, taillés sous le règne de Ramsès II, ont célébré en 2018 le 50e anniversaire de leur sauvetage historique, afin d’éviter leur inondation par le Nil. Depuis Champollion, le père de l’égyptologie au début du XIXe siècle, « l’archéologie est au cœur des relations franco-égyptiennes », a rappelé l’Élysée. Les Français espèrent notamment se voir confier d’autres missions de fouilles ou de mise en valeur des sites antiques, comme celui de Saqqarah, au sud du Caire. Ils cherchent aussi à participer au futur Grand Musée égyptien de Gizeh et à la rénovation du célèbre Musée archéologique du Caire. Au Caire aujourd’hui, le président doit rencontrer son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi avec l’ambition de renforcer « le partenariat stratégique » entre les deux pays. Paris soutient l’Égypte, le pays le plus peuplé du monde arabe, comme pôle de stabilité au Moyen-Orient en dépit des vives critiques des ONG sur les droits humains.
Une trentaine d’accords ou de contrats devraient par ailleurs être signés pour un montant de « plusieurs centaines de millions d’euros » dans les domaines des transports, des énergies renouvelables, de la santé ou de l’agroalimentaire.

