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Liban - Mise Au Point

Précisions d’Élie Karamé sur l’épisode FL du 15 janvier 1986

Suite à l’article paru dans notre édition d’hier concernant les événements du 15 janvier 1986 qui ont permis à Samir Geagea de prendre la tête des Forces libanaises en évinçant, avec l’appui du parti Kataëb, Élie Hobeika qui avait signé l’accord tripartite avec Amal et le PSP sous l’égide du régime syrien, nous avons reçu de l’ancien leader des Kataëb, Élie Karamé, les précisions suivantes :

J’ai lu avec intérêt l’article sur les Forces libanaises et l’épisode du 15 janvier 1986 (voir L’Orient-Le Jour du 16 janvier 2019). L’article est bon dans ses grandes lignes, mais il a tendance à occulter le rôle du parti Kataëb. Le texte évoque tout simplement « l’appareil politique des Kataëb » et non le parti en tant que tel. Je me permets de faire sur ce plan quelques remarques :

1 – Béchir Gemayel avait une double casquette. Il était chef des Forces libanaises et en même temps chef des forces Kataëb (nommé alors conseil de sécurité). À l’occasion de l’élection présidentielle (de 1982, qui a permis à Béchir Gemayel d’être élu président de la République, NDLR), il se fit remplacer par notre camarade Fady Frem (héros de la résistance) à la tête des Forces libanaises et par notre camarade Boutros Khawand (également un héros de la résistance, kidnappé en 1992) à la tête des forces Kataëb qui n’ont cessé d’exister qu’en 1987 et qui étaient sous les ordres du chef du parti. Donc il n’y’avait pas seulement l’appareil politique des Kataëb mais un vrai parti de masse...

2 – Notre camarade Fouad Abou Nader (un grand résistant aussi) a été le candidat du parti Kataëb à la direction des FL et a été élu en tant que tel, comme le prévoyait le protocole secret conclu entre les FL (Béchir Gemayel) et les Kataëb après le 7 juillet 1980, à la suite de plusieurs réunions tenues à la Maison des Kataëb entre Béchir, Amine Gemayel, et certains membres du bureau politique et que j’ai présidées en tant que vice-président des Kataëb, à l’époque.

3 – Le parti Kataëb sous ma présidence s’est opposé avec beaucoup d’énergie à l’accord tripartite ainsi d’ailleurs que le Front libanais, ce qui nous a valu l’attentat du 12 novembre 1985 exécuté au moyen d’une camionnette bourrée de plus de 500 kilogrammes de TNT, attentat auquel nous avons échappé par miracle (avec le président Camille Chamoun, Dany Chamoun, Édouard Honein, Fouad Ephrem Boustany).

Les personnes qui écrivent ces articles pourraient se renseigner auprès de ceux qui étaient en charge à l’époque et ne pas tomber dans le piège de ceux qui veulent bien occulter certaines vérités historiques et même les travestir, comme ça a été souvent le cas.

Suite à l’article paru dans notre édition d’hier concernant les événements du 15 janvier 1986 qui ont permis à Samir Geagea de prendre la tête des Forces libanaises en évinçant, avec l’appui du parti Kataëb, Élie Hobeika qui avait signé l’accord tripartite avec Amal et le PSP sous l’égide du régime syrien, nous avons reçu de l’ancien leader des Kataëb, Élie Karamé, les précisions suivantes : J’ai lu avec intérêt l’article sur les Forces libanaises et l’épisode du 15 janvier 1986 (voir L’Orient-Le Jour du 16 janvier 2019). L’article est bon dans ses grandes lignes, mais il a tendance à occulter le rôle du parti Kataëb. Le texte évoque tout simplement « l’appareil politique des Kataëb » et non le parti en tant que tel. Je me permets de faire sur ce plan quelques...
commentaires (1)

Et alors? Qui a dit que l'accord tripartite n'aurait pas été mieux que ce qui est arrivé entre 1985 et 1990? Il y aurait eu une mainmise syrienne sur le Liban cinq ans plus tôt, certes, mais sans les malheurs survenus en 1989 et 1990...

Georges MELKI

15 h 53, le 17 janvier 2019

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Commentaires (1)

  • Et alors? Qui a dit que l'accord tripartite n'aurait pas été mieux que ce qui est arrivé entre 1985 et 1990? Il y aurait eu une mainmise syrienne sur le Liban cinq ans plus tôt, certes, mais sans les malheurs survenus en 1989 et 1990...

    Georges MELKI

    15 h 53, le 17 janvier 2019

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