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Liban

« Le Parlement doit retirer la confiance à Hariri », plaide Mikhaël Daher

Aïn el-Tiné
OLJ
12/01/2019

L’ancien ministre Mikhaël Daher a été reçu hier à Aïn el-Tiné par le président de la Chambre Nabih Berry, dont il a défendu l’appel au vote du budget par le gouvernement, fût-il d’expédition des affaires courantes, afin qu’il soit ensuite déféré au vote du Parlement. Le budget ferait en effet partie selon lui des affaires courantes.

La Constitution prévoit que « le gouvernement considéré comme démissionnaire ne peut exercer ses prérogatives que dans le sens étroit de l’expédition des affaires courantes », a expliqué le juriste proche du président de la Chambre.

Étant donné que « le texte n’a pas prévu de mécanisme d’exercice de ces compétences », l’on peut considérer, a poursuivi M. Daher, que les affaires courantes couvrent les « choses nécessaires et très urgentes ». Le budget répond à ce double critère de nécessité et d’urgence, au vu de « l’importance que lui accorde la Constitution » dans ses articles relatifs au mécanisme et aux délais d’élaboration et de vote du budget, a-t-il dit. Et d’ajouter que les cas pourtant très rares de dissolution du Parlement incluent le cas où celui-ci « rejette le budget dans son ensemble dans le but de paralyser l’action du gouvernement ». « Que voulez-vous donc de plus nécessaire que le budget ? » a-t-il conclu.

Par ailleurs, Mikhaël Daher s’est prononcé sur la marge de manœuvre du Premier ministre désigné Saad Hariri, « premier responsable du blocage ». Le Premier ministre désigné est « libre de former le gouvernement qu’il veut, mais l’important est qu’il s’assure que ce gouvernement obtienne la confiance du Parlement et l’approbation du président de la République (NDLR : qui promulgue le décret de formation du cabinet) ». Si cette confiance fait défaut, c’est que « le nœud est chez lui et qu’il se trouve face à un mur. Il se doit alors de prendre position pour abattre le mur », cette position devant s’exprimer par sa démission, selon M. Daher. Ce serait un mal nécessaire, selon lui, faute de quoi le Parlement serait appelé à agir en « retirant la confiance au Premier ministre désigné ». S’il ne le fait pas, c’est qu’il est « complice du prolongement du vide ».

Il a enfin soulevé la question de la représentation des minorités chrétiennes et des alaouites au sein du cabinet pour défendre incidemment la formule d’un cabinet de 26. « Nul besoin d’un cabinet de 32, ni de 30 pour assurer la représentation de ces minorités musulmanes et chrétiennes », a-t-il dit.

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