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Plus de 770.000 Afghans rentrés d'Iran en 2018, selon l'OIM

AFP
08/01/2019

Plus de 770.000 Afghans, qui avaient émigré en Iran pour des raisons économiques, sont rentrés dans leur pays en 2018, alors que les sanctions américaines ont fait plonger l'économie iranienne, a annoncé l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les 773.125 retours recensés par l'OIM correspondent à une hausse de 66% par rapport à 2017, la tendance devant se poursuivre en 2019, a déclaré à l'AFP Laurence Hart, le chef de mission de l'OIM en Afghanistan.

Quelque 46% des retours se sont faits volontairement, le reste des migrants ayant été expulsés, selon cette organisation.

Cette hausse des retours est due à "la baisse des opportunités économiques dans la région (...) notamment en Iran", a commenté M. Hart.

L'économie iranienne est dans le rouge. Le rial a perdu environ la moitié de sa valeur depuis l'annonce en mai par le président américain Donald Trump du retrait de Washington de l'accord international de 2015 limitant le programme nucléaire de Téhéran, suivie du rétablissement de sanctions économiques.

"Les Afghans travaillent en premier lieu dans l'économie informelle en Iran, où la demande pour ce genre de travail a drastiquement baissé", note l'OIM dans un récent rapport publié fin décembre.

Les chiffres de 2018 sont les plus élevés depuis que l'OIM a commencé à comptabiliser les retours d'Afghans en 2012. Par contraste, un peu moins de 33.000 Afghans sont rentrés du Pakistan, où nombre d'entre eux vivent depuis l'invasion soviétique de l'Afghanistan en 1979.

Entre 1,5 et 2 millions d'Afghans "non répertoriés" vivent en Iran, selon des chiffres de l'ONU datant de septembre, qui citaient des données iraniennes. Un autre million d'Afghans sont enregistrés en tant que réfugiés.

Dans le centre de transit de l'OIM à Herat, la capitale de l'ouest afghan, à 140 km de la frontière iranienne, Mohammad Sarwar, 39 ans, raconte être allé en Iran "pour le travail" car "il n'y (en) avait pas en Afghanistan".

Employé comme journalier pendant quatre mois, il a été arrêté par la police puis expulsé. "Si je peux gagner un peu d'argent ici, je ne retournerai jamais en Iran", lance-t-il.

"J'étais là depuis cinq mois, mais la police m'a attrapé", se lamente Naseruddin, 75 ans, qui affirme être rentré en Afghanistan "sans argent".

Des Afghans migrent depuis des années en Iran afin de gagner de l'argent qu'ils envoient à leurs familles restées au pays.

Outre les difficultés liées à la situation en Iran, l'Afghanistan a subi en 2018 une sécheresse historique qui a mis à mal son agriculture et provoqué des déplacements massifs de population.

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