L’heure, c’est l’heure, l’Agence mondiale antidopage (AMA) ne transige pas : quelles qu’en soient les raisons, la Russie n’a pas respecté ses engagements en matière de coopération et de transparence envers l’AMA, et sa réhabilitation dans le monde du sport pourrait s’en voir nettement retardée. Le 20 septembre dernier, l’AMA avait en effet pris une décision contestée. Elle levait la suspension de l’Agence russe antidopage infligée en 2015 après les révélations sur l’ampleur du système de dopage institutionnel, à de strictes conditions : avoir accès à la base de données électronique du laboratoire antidopage de Moscou avant le 31 décembre 2018 et pouvoir éventuellement requérir de nouvelles analyses d’échantillons avant le 30 juin 2019.
La première date limite est désormais passée sans que l’AMA n’ait pu recevoir les données du laboratoire. Cet échec conforte la décision de la Fédération internationale d’athlétisme qui avait maintenu les sanctions contre les sportifs russes.

