Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a affirmé mercredi que les contacts pour la formation du gouvernement étaient gelés, au lendemain des déclarations du chef de l'Etat, Michel Aoun, qui avait déploré que "certains tentent de créer de nouvelles coutumes" dans la constitution des cabinets.
"Le président Berry ne regrette pas et ne regrettera pas les sacrifices consentis pour la formation du gouvernement. Malheureusement, il n'y a plus de contacts, ils sont gelés", a déclaré Ali Bazzi, député membre du bloc parlementaire de M. Berry, à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés. "Nous ne voulons accuser personne du retard pris dans la formation du cabinet", a ajouté M. Bazzi, tout en estimant que "les Libanais ont le droit d'avoir un gouvernement".
La formation du gouvernement semblait imminente le week-end dernier avant l'apparition de nouvelles complications. Samedi, les six députés sunnites pro-8 Mars, alliés au Hezbollah, avaient annoncé qu'ils retiraient le nom de Jawad Adra de leur liste de ministrables à présenter au président de la République. Selon des informations concordantes, cette décision est motivée par la volonté du chef du Courant patriotique (CPL), Gebran Bassil, d'attirer M. Adra dans son giron et de former avec les ministres nommés par son parti et le chef de l’État un groupe de 11 ministres pour constituer un tiers de blocage au sein du gouvernement. D'autres discussions décisives ont également eu lieu durant toute la journée de samedi, notamment concernant la répartition de certains portefeuilles ministériels - dont ceux de l'Information, l'Industrie, l'Agriculture et l'Environnement - entre les formations politiques.

