Un avocat iranien dissident, Ghassem Choleh-Saadi, a été condamné à six ans de prison pour "complot contre la sécurité nationale" et "propagande" contre la République islamique d'Iran, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat. Me Choleh-Saadi avait été arrêté le 18 août à Téhéran lors d'une petite manifestation devant le Parlement contre le système de sélection des candidats aux élections.
"M. Choleh-Saadi a été condamné par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran à cinq ans de prison pour rassemblement et complot contre la sécurité nationale", a déclaré à l'AFP son avocat, Mohammad Hossein Aghasi. "Il a été condamné à un an de détention supplémentaire pour propagande contre le système" politique de la République islamique, a-t-il ajouté. Selon Me Aghasi, un autre avocat, Arache Keikhosravi, arrêté en même temps que Me Choleh-Saadi, a été condamné aux mêmes peines. Libérés sous caution, les deux hommes sont actuellement libres et ont l'intention de faire appel, a encore indiqué Me Aghasi.
Professeur de droit, M. Choleh-Saadi, a exercé deux mandats de député dans les années 1980 et 1990 avant d'être interdit de se représenter par le Conseil des Gardiens. Depuis lors, il s'est mué en critique de la République islamique et a été arrêté à plusieurs reprises
Équivalent du Conseil constitutionnel, le Conseil des gardiens a notamment la charge de valider ou rejeter les candidatures des postulants aux élections présidentielle et législatives.
Lors de la présidentielle de 2017, les Gardiens avaient ainsi autorisé six personnes à se présenter sur plus de 1.600 candidats. L'année précédente, ils avaient autorisé plus de 51% des quelques 12.000 candidats à la députation à se présenter aux législatives.


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