D’après la NASA, plus de 4 milliards de personnes seraient installées sur des zones sensibles à un affaissement des sols et à la diminution des réserves aquifères. Tour d’horizon des trois zones les plus sensibles.
Vallée de San Joaquin
Ce cœur agricole de la Californie, l’État le plus peuplé des États-Unis, s’enfoncerait de plus de 60 centimètres chaque année. Des dizaines de villes majeures, telles que Fresno et Bakersfield, sont touchées par le phénomène. Comme au Texas ou en Floride, le pompage des eaux souterraines y est excessif depuis plus d’un siècle. Et depuis quelques années, il n’est pas rare de trouver des fissures géantes dans la mythique ville de Las Vegas, dans l’État voisin du Nevada.
Mexico
Les 21 millions d’habitants de la capitale du Mexique ont vu leur ville s’affaisser de plus de 10 mètres ces dernières décennies. Les besoins en eaux toujours croissants de cette mégapole sont directement puisés dans les nappes phréatiques de son sous-sol. D’après les experts, Mexico serait la ville la plus gravement touchée au monde par ce risque.
Pékin
L’immense capitale de la République populaire de Chine et ses plus de 20 millions d’habitants ne sont pas épargnés par ce phénomène. Les scientifiques ont récemment constaté que la ville s’enfoncerait de 11 centimètres chaque année. À tel point que certains experts recommandent l’arrêt des projets de transport ferroviaire, les plus menacés par l’affaissement. De quoi modifier le paysage urbain, surtout dans les quartiers d’affaires où la concentration démographique et en bâtiments est plus grande depuis le boom économique des années 1990.

