L'Arabie saoudite a informé mardi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qu'en raison de questions liées à sa sécurité nationale elle "ne pouvait pas s'engager dans une procédure de règlement" du contentieux qui l'oppose au Qatar sur la propriété intellectuelle.
Le Qatar a engagé en octobre une procédure dans laquelle l'émirat accuse l'Arabie saoudite de bloquer la diffusion de la chaîne beIN et de ne pas prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre le piratage de cette chaîne sportive.
Le royaume saoudien a imposé un blocage de beIN dans le cadre du conflit diplomatique et commercial qui l'oppose au Qatar depuis le mois de juin 2017.
Riyad a rompu ses relations diplomatiques et commerciales avec l'émirat qu'il accuse de soutenir le terrorisme et auquel il reproche une politique trop conciliante avec l'Iran, le grand adversaire des Saoudiens au Moyen-Orient.
Les autorités qataries réfutent ces accusations et les relations restent tendues entre les deux pays. Le Qatar a annoncé lundi qu'il quittait l'OPEP à la fin du mois en dénonçant la main-mise de l'Arabie saoudite sur l'organisation des pays producteurs de pétrole.
Le Qatar a déposé une demande auprès de l'OMC pour des consultations officielles sur la question du blocage et du piratage de beIN par une chaîne pirate saoudienne beoutQ.
L'incertitude règne sur la localisation et l'identité des propriétaires de beoutQ bien que cette chaîne soit facilement accessible en Arabie saoudite.
Les autorités saoudiennes ont affirmé en juin avoir confisqué quelque 12.000 dispositifs de piratage.
BeoutQ est accusée par la Fifa, par les instances internationales du tennis et par d'autres fédérations sportives de diffuser illégalement des contenus sportifs dont beIN possède les droits exclusifs pour le Moyen-Orient.
BeIN précise avoir demandé des dommages d'un montant d'un milliard de dollars au gouvernement saoudien.


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