L’émissaire de l’ONU est arrivé hier à Sanaa pour relancer les efforts de paix au Yémen où la bataille pour le contrôle de la ville portuaire de Hodeida, cruciale pour l’aide humanitaire, risque de causer une « famine de masse », selon des experts. L’émissaire, Martin Griffiths, n’a fait aucune déclaration à son arrivée à l’aéroport international de Sanaa. Il doit avoir des discussions avec les dirigeants de la rébellion qui contrôle la capitale yéménite sur les consultations de paix qu’il compte tenir dans « quelques semaines » en Suède afin de mettre fin à une guerre qui dure depuis plus de trois ans et a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde. Le Yémen est quasiment divisé en deux, les forces progouvernementales contrôlant le Sud et une bonne partie du centre, tandis que les rebelles tiennent Sanaa ainsi que le Nord et une bonne partie de l’Ouest. Pour favoriser les efforts de paix, les insurgés houthis, soutenus par l’Iran, se sont dit ouverts à une cessation de hostilités si la coalition menée par l’Arabie saoudite et qui intervient en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi cesse ses attaques. Le gouvernement de M. Hadi a d’ores et déjà annoncé sa participation aux consultations de paix.
Moyen Orient et Monde - Yémen
L’émissaire de l’ONU à Sanaa
OLJ / le 22 novembre 2018 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine