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Moyen Orient et Monde - France

Les « gilets jaunes » toujours mobilisés

Des « gilets jaunes » protestant contre l’augmentation du prix du carburant. AFP/Philippe Desmazes

Le mouvement des « gilets jaunes », ces manifestants français exaspérés par la hausse des taxes sur les carburants, est entré hier dans sa cinquième journée, tandis que l’exécutif alterne appels au dialogue et accusations de radicalisation.

Directement interpellé au long des manifestations, le président français Emmanuel Macron, en visite d’État en Belgique, a prôné mardi le « dialogue » pour convaincre les protestataires de cesser leurs blocages d’autoroutes et de dépôts pétroliers, dont les forces de l’ordre s’emploient à dégager les accès.

Il a jugé « normal » qu’il y ait des protestations, répétant que le gouvernement souhaitait à la fois « taxer davantage les énergies fossiles » et avoir « un accompagnement des plus modestes ». « Nous gagnerons par la cohérence, la constance et la détermination », a assuré le Premier ministre Édouard Philippe aux députés de La République en marche (LREM, le parti au pouvoir), selon des participants à cette rencontre.

Dans la journée, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a affirmé qu’il y avait une « dérive totale » des manifestations et une « radicalisation », soulignant « un très, très grand nombre de blessés ». Depuis le début de cette mobilisation contre la hausse des prix du carburant qui s’est développée hors de tout cadre syndical ou politique, il y a eu au cours des manifestations deux morts et quelque 530 blessés, dont 17 graves.

Et le mouvement pourrait se poursuivre dans les prochains jours : des appels à bloquer Paris samedi se multiplient sur les réseaux sociaux. Certains appellent à un « Acte 2 » avec une manifestation nationale ce jour-là sur la place de la Concorde, dans le centre de la capitale. Plus de 29 000 personnes se sont déclarées comme « participantes » à cet événement créé sur Facebook, et 195 000 s’y sont dit « intéressées ».

Source : AFP

Le mouvement des « gilets jaunes », ces manifestants français exaspérés par la hausse des taxes sur les carburants, est entré hier dans sa cinquième journée, tandis que l’exécutif alterne appels au dialogue et accusations de radicalisation.Directement interpellé au long des manifestations, le président français Emmanuel Macron, en visite d’État en Belgique, a prôné mardi le « dialogue » pour convaincre les protestataires de cesser leurs blocages d’autoroutes et de dépôts pétroliers, dont les forces de l’ordre s’emploient à dégager les accès.Il a jugé « normal » qu’il y ait des protestations, répétant que le gouvernement souhaitait à la fois « taxer davantage les énergies fossiles » et avoir « un accompagnement des plus modestes ». « Nous...
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