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Liban - Communautés

Raï souhaite qu’aboutissent les négociations menées par Bassil

Le patriarche maronite et 37 évêques se sont envolés hier pour le Vatican.

Le chef de l’Église maronite, Mgr Béchara Raï. Photo ANI

Le patriarche maronite, Béchara Raï, s’est rendu hier au Vatican pour une visite ad limina d’une semaine, à laquelle participent le collège épiscopal de l’Église maronite dans le monde, le directoire de la Fondation maronite dans le monde et nombre de députés libanais de différentes confessions religieuses.

Peu avant son départ, à l’aéroport Rafic Hariri de Beyrouth, Mgr Raï a dénoncé le retard dans la formation du gouvernement, insistant sur le fait que « le pays ne peut plus supporter davantage de report ». Attendue depuis plus de cinq mois, la formation du nouveau cabinet bute encore sur l’attribution ou pas d’un ministère au groupe représenté par six députés sunnites pro 8-Mars, soutenue par le Hezbollah et refusée par le Premier ministre désigné Saad Hariri. Le patriarche a exprimé l’espoir « qu’aboutissent les négociations menées par le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil », mandaté par le chef de l’État. Il a même souhaité « que soit formé le gouvernement d’ici à la fête de l’Indépendance, le 22 novembre ». Un souhait qu’avait déjà exprimé le chef de l’Église maronite au président Aoun, avec lequel il s’est entretenu, avant de s’envoler pour Rome.

Revenant sur la réconciliation scellée mercredi dernier entre le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et le leader des Marada, Sleiman Frangié, Mgr Raï n’a pas manqué de saluer cette initiative « historique » qui met un terme à 40 ans de brouille entre les deux chefs de parti, à l’issue du massacre d’Ehden en 1978, pendant la guerre civile. « La réconciliation est un immense pas, car elle permet de tourner la page et d’aller de l’avant », a-t-il dit à l’intention des deux anciens protagonistes, tout en espérant que « cette réconciliation englobe toutes les parties libanaises et tous les Libanais, pour permettre au pays de poursuivre son développement ». « Le pays ne peut continuer de la sorte, si nous persistons à ne pas nous entendre », a martelé Béchara Raï.

Environ 37 évêques maronites accompagnent le patriarche Raï au Vatican. Également du voyage, le nouveau président de la Fondation maronite dans le monde, Charles Hage, et sa vice-présidente, Rose Choueiri. Cette visite que tout évêque catholique, ou tout synode, est tenu de faire à Rome tous les cinq ans est la première visite collective de l’Église maronite au Vatican depuis 1989. Mgr Raï a expliqué qu’au cours d’une rencontre avec le pape François, mardi prochain, il évoquera « des questions liées à l’Église maronite ». Le patriarche a toutefois regretté la polémique autour de sa visite, dénonçant « les élucubrations de certains », qui font état d’une « convocation de l’Église ». « Nous disons la vérité. Et eux inventent des choses qui n’ont rien à voir avec la réalité », a-t-il conclu, en référence à des milieux maronites ultras qui dénoncent une dépendance de l’Église à l’égard de Rome.

Le patriarche maronite, Béchara Raï, s’est rendu hier au Vatican pour une visite ad limina d’une semaine, à laquelle participent le collège épiscopal de l’Église maronite dans le monde, le directoire de la Fondation maronite dans le monde et nombre de députés libanais de différentes confessions religieuses. Peu avant son départ, à l’aéroport Rafic Hariri de Beyrouth, Mgr Raï a dénoncé le retard dans la formation du gouvernement, insistant sur le fait que « le pays ne peut plus supporter davantage de report ». Attendue depuis plus de cinq mois, la formation du nouveau cabinet bute encore sur l’attribution ou pas d’un ministère au groupe représenté par six députés sunnites pro 8-Mars, soutenue par le Hezbollah et refusée par le Premier ministre désigné Saad Hariri. Le patriarche a exprimé...
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