L’édition internationale du prestigieux quotidien panarabe al-Hayat n’a pas paru hier, pour la première fois dans l’histoire du journal. Et pour cause : les journalistes et employés étaient en grève car ils n’ont pas été payés depuis des mois, a indiqué l’un d’eux à L’Orient-Le Jour. Cette édition ne paraît plus qu’à Dubaï, alors qu’elle était également publiée simultanément par le passé à Beyrouth, Le Caire, Manama et Londres. Seule l’édition saoudienne a paru hier, alors que le site du journal n’est plus alimenté régulièrement en informations.
Le quotidien, qui appartient au prince saoudien Khaled ben Sultan, est en difficulté depuis de nombreux mois et a dû fermer en juin ses bureaux à Beyrouth, licenciant quelque 80 journalistes et employés. Une vingtaine d’entre eux continuent à travailler depuis leur domicile en tant que pigistes, mais n’ont pas été payés depuis des mois. En outre, près de la moitié des employés et journalistes de Beyrouth n’ont pas reçu leurs indemnités de fin de service.

