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Moyen Orient et Monde - Yémen

Conflit yéménite : l’ONU, Washington, Paris et Londres haussent le ton

Des combattants des forces progouvernementales dans les environs de Hodeida, alors que les combats font rage entre les rebelles et la coalition antihouthis. Stringer/AFP

Des combats particulièrement meurtriers ont fait rage hier dans la ville portuaire de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, alors que Washington, Paris, Londres et l’ONU ont accentué la pression sur les belligérants, dont l’Arabie saoudite, pour que les hostilités cessent rapidement.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre les conséquences « catastrophiques » d’une éventuelle destruction du port de Hodeida, point d’entrée de plus des trois quarts des importations et de l’aide humanitaire internationale dans un pays menacé par la famine.

Tour à tour, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et ses homologues britannique Jeremy Hunt et français Jean-Yves Le Drian ont souligné que le temps de la négociation était venu. Lors d’un entretien dimanche avec le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, également ministre de la Défense, M. Pompeo a explicitement appelé à « la fin des hostilités », demandant que « toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit ». De son côté, avant de débuter une minitournée régionale, M. Hunt a évoqué le coût humain « incalculable » du conflit yéménite. Le ministre britannique, qui a été reçu par le roi d’Arabie saoudite, s’est dit favorable à une « nouvelle action » au Conseil de sécurité pour soutenir les efforts du médiateur de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, qui cherche à organiser un nouveau round de négociations « d’ici à la fin de l’année ».

« Il faut que la communauté internationale dise ça suffit », a déclaré pour sa part le Français Jean-Yves Le Drian, ajoutant : « Il n’y aura pas de vainqueur dans cette guerre. Donc il faut arrêter les frais. »

Au moins 111 rebelles, 32 loyalistes et sept civils ont été tués ces dernières 24 heures dans les combats, dont certains se déroulent dans des quartiers résidentiels de Hodeida, ont indiqué hier à l’AFP des sources militaires progouvernementales et hospitalières. Ce bilan a été donné alors que les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, opposent une farouche résistance à la progression des forces progouvernementales appuyées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, a admis une source militaire loyaliste.

Dans une déclaration envoyée via l’application Telegram, les houthis ont affirmé avoir « attiré » et piégé des loyalistes dans le sud-ouest de Hodeida, qui ont avancé avant d’être attaqués par des combattants rebelles.

L’offensive des forces progouvernementales sur Hodeida avait été lancée en juin, mais elle s’est nettement intensifiée depuis le 1er novembre.

Source : AFP

Des combats particulièrement meurtriers ont fait rage hier dans la ville portuaire de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, alors que Washington, Paris, Londres et l’ONU ont accentué la pression sur les belligérants, dont l’Arabie saoudite, pour que les hostilités cessent rapidement.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre les conséquences « catastrophiques » d’une éventuelle destruction du port de Hodeida, point d’entrée de plus des trois quarts des importations et de l’aide humanitaire internationale dans un pays menacé par la famine.Tour à tour, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et ses homologues britannique Jeremy Hunt et français Jean-Yves Le Drian ont souligné que le temps de la négociation était venu. Lors d’un entretien dimanche avec le prince...
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