Michaël Ferrier, prix Décembre
Prix littéraire le mieux doté de France (20 000 euros), le prix Décembre a été attribué hier à Michaël Ferrier pour François, portrait d’un absent (Gallimard), bouleversant récit-hommage à un ami mort accidentellement par noyade avec sa fille.
Livre de deuil, François, portrait d’un absent est aussi le récit sensible d’une amitié entre deux hommes commencée dans les couloirs du lycée Lakanal, à Sceaux. Il y a le rappel de leurs 400 coups, les voyages au Japon et en Afrique, leurs discussions sans fin sur le cinéma et la littérature, les soirées de beuverie.
L’amitié se raconte à travers de multiples souvenirs. Le livre de Michaël Ferrier, tout en délicatesse, fourmille d’anecdotes. Comment naît une amitié? « Deux solitudes tout d’un coup s’aperçoivent, s’interpellent, s’écoutent, se répondent », explique Michaël Ferrier.
Raphaël Rupert, prix de Flore
Le primo-romancier Raphaël Rupert a reçu hier le prix de Flore pour Anatomie de l’amant de ma femme (L’Arbre vengeur), tout à la fois journal désopilant d’un mari trompé et subtile réflexion autour de la création littéraire.
Le narrateur (prénommé Raphaël comme l’auteur) est un homme qui aspire à devenir écrivain. En manque d’inspiration, il a la mauvaise (et répréhensible) idée de parcourir le journal intime de sa compagne, elle-même écrivaine. Il y découvre les détails les plus intimes de sa relation avec un amant prénommé Léon, particulièrement bien loti et « qui (l’a) prise deux fois sans débander ».
Évidemment jaloux, voici le narrateur à la recherche de ce Léon tout en continuant à tenter d’écrire son roman.
Selon son éditeur, Anatomie de l’amant de ma femme est « un livre réjouissant avec hauts, débats et quelques ébats ».
Source : AFP


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