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Moyen Orient et Monde - Onu

L’EI a laissé derrière lui plus de 200 charniers en Irak

Photo prise le 12 avril 2015, montrant un charnier de l’EI découvert à Tikrit. Ahmad al-Rubaye/AFP

Le groupe État islamique a laissé derrière lui plus de 200 charniers dans les régions d’Irak qu’il a tenues de 2014 à 2017, a annoncé hier l’ONU, appelant à en extraire des preuves des crimes jihadistes et apporter des réponses aux familles de disparus. Selon un rapport de la mission d’assistance en Irak et du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, les 202 fosses communes mises au jour dans différentes provinces du nord et de l’ouest de l’Irak pourraient renfermer jusqu’à 12 000 corps. Et « il pourrait y en avoir beaucoup plus », poursuit le rapport, certaines zones étant inaccessibles car toujours minées ou sous la menace de cellules jihadistes clandestines. Dans la seule province de Ninive, où se trouve Mossoul – l’ancienne « capitale » de l’EI dans le nord de l’Irak – plus de 7 200 personnes sont toujours portées disparues, dont 3 117 membres de la minorité yézidie, particulièrement persécutée par les jihadistes, selon la Commission gouvernementale irakienne des droits de l’homme. Des enquêteurs de l’ONU ont commencé à recueillir des preuves des massacres et autres atrocités de l’EI, à l’encontre notamment des yézidis, qui peuvent constituer selon les Nations unies « des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et un possible génocide ». Pour Michelle Bachelet, haut- commissaire de l’ONU pour les Droits de l’homme, si « les horribles crimes de l’EI en Irak ne font plus les gros titres, le traumatisme des familles de victimes existe toujours et le sort de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants est toujours inconnu ». Selon le rapport de l’ONU, la bureaucratie, un problème récurrent en Irak, ne facilite pas non plus la tâche des familles de disparus.

Source : AFP

Le groupe État islamique a laissé derrière lui plus de 200 charniers dans les régions d’Irak qu’il a tenues de 2014 à 2017, a annoncé hier l’ONU, appelant à en extraire des preuves des crimes jihadistes et apporter des réponses aux familles de disparus. Selon un rapport de la mission d’assistance en Irak et du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, les 202 fosses communes mises au jour dans différentes provinces du nord et de l’ouest de l’Irak pourraient renfermer jusqu’à 12 000 corps. Et « il pourrait y en avoir beaucoup plus », poursuit le rapport, certaines zones étant inaccessibles car toujours minées ou sous la menace de cellules jihadistes clandestines. Dans la seule province de Ninive, où se trouve Mossoul – l’ancienne « capitale » de l’EI dans le nord de l’Irak...
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