Rêvant d’être pilote, un paysan chinois construit un avion
Un paysan chinois passionné d’aviation depuis l’enfance rêvait de piloter un avion, mais désespérait de jamais y parvenir : il s’est décidé à construire lui-même son propre aéroplane, au milieu des champs. Zhu Yue a presque terminé sa réplique grandeur nature d’un Airbus A320, garée sur un petit bout de tarmac cerné de champs de blé dans le nord-est de la Chine. M. Zhu, qui n’a pas achevé ses études secondaires, a débuté en cultivant de l’ail et des oignons puis travaillé comme soudeur dans une usine de la petite ville de Kaiyuan. L’an dernier, il a compris qu’il risquait bien de ne jamais pouvoir concrétiser son rêve de piloter un avion. « J’ai atteint le milieu de ma vie et j’ai réalisé que je ne pourrai pas acheter d’avion, mais que je pouvais en construire un », explique-t-il. Son projet a englouti toutes ses économies, plus de 2,6 millions de yuans (374 000 dollars). Il s’est inspiré d’une réplique d’un Airbus A320 de la taille d’un jouet, au 1/80e. S’appuyant sur des photos trouvées sur internet, il étudie les dimensions et parvient, moyennant quelques erreurs, à fabriquer en taille réelle le fuselage, les ailes, le cockpit, les moteurs et la queue. Son Airbus artisanal n’est en fait pas destiné à voler. M. Zhu a décidé d’en faire un restaurant. « Nous installerons un tapis rouge pour que chaque convive se sente comme un chef d’État », explique-t-il. À bord, au lieu des 156 sièges habituels, ont été installés 36 sièges de 1re classe pour les clients. M. Zhu ne sait pas encore s’il leur servira des hamburgers avec des frites ou de la nourriture chinoise, mais il espère bien que son avion sera bientôt rempli de passagers affamés.
À Paris, le Paradis latin fait peau neuve
Haut lieu des nuits parisiennes, le Paradis latin, 3e cabaret à plumes derrière le Moulin Rouge et le Lido, a été racheté par l’homme d’affaires franco-brésilien Walter Butler. Le nouveau propriétaire assure que le plus ancien cabaret de Paris, et seul de la Rive gauche (dans le Ve arrondissement), bénéficiera d’une nouvelle revue en 2019 « par de grands noms du spectacle ». Créé en 1802, le Paradis latin a été reconstruit après un incendie, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, par Gustave Eiffel. Dans les années 1970, il a été un haut lieu parisien sous la houlette de Jean-Marie Rivière, avant l’Alcazar.


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