Rechercher
Rechercher

Liban - Unhcr

Girard : 88 % des réfugiés syriens souhaitent rentrer chez eux

La représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Liban, Mireille Girard, a déclaré que « 88 % des réfugiés syriens souhaitent rentrer chez eux ». En les interrogeant sur les raisons qui les empêchent de rentrer chez eux, il s’est avéré qu’elles « sont essentiellement d’ordre pratique », a-t-elle ajouté lors d’une table ronde sur le thème « Soutenir un environnement favorable aux réfugiés » organisée vendredi par l’Institut pour le développement, la recherche et les soins appliqués (Idraac) dans le cadre du congrès annuel de l’hôpital Saint-Georges – Centre hospitalier universitaire dont les travaux se sont tenus du jeudi au samedi.

Mme Girard explique dans ce cadre que « les obstacles ne sont pas en relation avec la solution politique ou la reconstruction de la Syrie ». Les réfugiés demandent en fait « s’ils doivent se battre s’ils rentrent dans leur pays », « où ils doivent garder leur famille », « si leur maison leur appartient toujours », « s’ils seront sanctionnés parce qu’ils sont des réfugiés », « s’ils récupéreront leurs pièces d’identité ». « Ce sont les sujets sur lesquels nous travaillons avec les autorités syriennes et au Liban pour obtenir des papiers officiels comme les actes de naissance et de décès », a précisé Mme Girard. Et se penchant sur la question de la santé mentale des réfugiés, elle a noté que « les déplacements provoqués par un conflit armé, une persécution et les catastrophes naturelles exercent un poids psychologique et social lourd sur les individus, les familles et les communautés ».

Au Liban, « malgré les différents programmes psychosociaux (dix partenaires non gouvernementaux, quatre agences des Nations unies) et les efforts récents pour améliorer les services de santé mentale, les réfugiés syriens ont un accès limité aux soins de santé mentale », a estimé Mme Girard. Elle a affirmé que « les services de santé et d’autres types d’assistance sont parfois perçus, dans le contexte actuel des choses, comme un moyen de maintenir les réfugiés au Liban et par conséquent de les dissuader de rentrer chez eux ». Et d’affirmer : « Les services de santé ne constituent pas une incitation pour les réfugiés à rester au Liban ou au contraire à rentrer dans leur pays. D’autres considérations plus importantes permettent de prendre de telles décisions. (…) Le manque d’accès à la santé mentale peut au contraire être un facteur qui retarde les solutions. (…) D’après l’expérience de l’UNHCR, les personnes vulnérables sont toujours les dernières à retourner dans leur pays. »

La représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Liban, Mireille Girard, a déclaré que « 88 % des réfugiés syriens souhaitent rentrer chez eux ». En les interrogeant sur les raisons qui les empêchent de rentrer chez eux, il s’est avéré qu’elles « sont essentiellement d’ordre pratique », a-t-elle ajouté lors d’une table ronde sur le thème « Soutenir un environnement favorable aux réfugiés » organisée vendredi par l’Institut pour le développement, la recherche et les soins appliqués (Idraac) dans le cadre du congrès annuel de l’hôpital Saint-Georges – Centre hospitalier universitaire dont les travaux se sont tenus du jeudi au samedi.Mme Girard explique dans ce cadre que « les obstacles ne sont pas en relation avec la solution...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut