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Liban

« Encore des nœuds importants à débloquer », selon Nasrallah

Hassan Nasrallah, lors de son intervention télévisée, hier. Capture d’écran de la chaîne al-Manar

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a refroidi hier les espoirs d’une formation imminente d’un gouvernement, estimant que des « nœuds importants » restaient à régler, tout en reconnaissant que des « avancées importantes » avaient été faites.

« Visiblement, il y a un grand optimisme et des avancées importantes dans le processus de formation du gouvernement, mais il y a encore des nœuds importants à débloquer, concernant notamment la distribution des portefeuilles, et nous conseillons à tous de ne pas fixer de date butoir », a affirmé le leader du parti chiite lors d’une allocution télévisée à l’occasion de la cérémonie annuelle, qu’il parraine, de la Fondation islamique pour l’éducation et l’enseignement des lycées al-Mahdi, qui fête ses 25 ans.

« Je ne vais pas entrer dans le détail des revendications, mais nous devons former un gouvernement sur la base de critères valables pour tout le monde et issus des résultats des élections législatives », a-t-il ajouté, soulignant que la formation du cabinet ne devait pas être « l’occasion de régler des comptes ». Le chef du Hezbollah a également assuré que son parti ne s’ingérerait pas dans les discussions autour de la distribution des portefeuilles.

Sur le même plan, Hassan Nasrallah a critiqué certains médias qui font un parallèle entre la formation d’un gouvernement en Irak, qui aurait été obtenue suite, selon eux, à un rapprochement entre les États-Unis et l’Iran, et l’accélération du processus de formation du cabinet au Liban. « Ce qui s’est passé en Irak n’est pas le résultat d’un accord américano-iranien, mais l’expression de la volonté des Irakiens et l’échec de la politique US dans ce pays », a estimé Hassan Nasrallah.

Le leader chiite a dans ce contexte affirmé que « l’Iran ne s’ingère pas dans le dossier du gouvernement libanais, ni de près ni de loin », démentant des informations rapportées par la presse et selon lesquelles il aurait appelé son allié, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, à faire des concessions pour débloquer la formation du gouvernement avant la mise en application des nouvelles sanctions américaines contre l’Iran. Selon plusieurs médias, Nasrallah aurait demandé à Bassil d’assouplir sa position, au cours d’une réunion qu’ils ont tenue dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

« Ni cette rencontre ni cette discussion n’ont eu lieu, a affirmé Hassan Nasrallah dans son discours. Nous ne dictons leur conduite ni au CPL, ni au Premier ministre désigné, ni aux autres formations politiques. »


Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a refroidi hier les espoirs d’une formation imminente d’un gouvernement, estimant que des « nœuds importants » restaient à régler, tout en reconnaissant que des « avancées importantes » avaient été faites. « Visiblement, il y a un grand optimisme et des avancées importantes dans le processus de formation du gouvernement, mais il y a encore des nœuds importants à débloquer, concernant notamment la distribution des portefeuilles, et nous conseillons à tous de ne pas fixer de date butoir », a affirmé le leader du parti chiite lors d’une allocution télévisée à l’occasion de la cérémonie annuelle, qu’il parraine, de la Fondation islamique pour l’éducation et l’enseignement des lycées al-Mahdi, qui fête ses 25 ans....
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