Plus d'un an après avoir échoué à obtenir un réglement du conflit chypriote, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres se dit dans un rapport confiant sur la possibilité d'arriver à un accord, sans toutefois donner d'échéance. "Les perspectives d'un règlement global entre les communautés de l'île restent bien présentes", assure le patron de l'ONU dans ce document transmis aux 15 membres du Conseil de sécurité et obtenu lundi par l'AFP.
Ce rapport vient en prélude de discussions à huis clos du Conseil de sécurité programmées à la fin du mois et d'un mandat de la force de Casques bleus expirant en début d'année prochaine.
Pour Antonio Guterres, qui a nommé au début de l'été une consultante sur ce dossier afin de relancer l'effort de paix, le cadre de travail en six points mis au point en 2017 reste valable. "Je reconnais que de nouvelles idées peuvent être nécessaires" pour avancer, ajoute-t-il cependant.
Jane Holl Lute, ex-responsable au ministère américain de l'Intérieur, a multiplié les contacts avec les deux parties depuis sa nomination mais sans avoir obtenu de percée jusqu'à présent.
A la mi-2017, les négociations pour une réunification de l'île avaient achoppé en raison de divergences sur le partage du pouvoir et sur des arrangements de sécurité.
Chypre est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 la partie nord de l'île en réaction à un coup d'Etat qui visait à rattacher le pays à la Grèce et avait suscité une vive inquiétude dans la minorité chypriote-turque.
Environ 900 Casques bleus sont chargés de la cessation ds hostilités et les Etats-Unis ont fait pression dans le passé pour réduire le format de cette force de paix.

