Liban

Bassil à Amman, qui ne fixe pas de date pour la réouverture du passage frontalier Nassib


Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi (d), et le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, à Amman, le 9 octobre 2018. Photo Ani.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, a affirmé mardi lors d'une conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, que le passage frontalier de Nassib entre la Syrie et la Jordanie, fermé depuis trois ans, sera rouvert "après un accord sur toutes les mesures nécessaires", alors que Damas a annoncé sa réouverture pour mercredi. M. Safadi, qui a reçu à Amman M. Bassil, n'a pas précisé quand ce poste-frontière serait rouvert.

"Nous lui avons demandé de l'ouvrir rapidement pour que nos frères jordaniens puissent manger prochainement des pommes libanaises", a de son côté dit M. Bassil aux journalistes avec une pointe d'humour. 

Le ministre sortant des Affaires étrangères, en visite officielle en Jordanie, s'est ensuite rendu au palais royal pour y  rencontrer le roi Abdallah II de Jordanie et lui remettre une invitation au sommet socio-économique arabe prévu à Beyrouth en janvier 2019, selon une information rapportée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). M Bassil s'était rendu lundi au Koweït pour inviter l'émir au sommet de Beyrouth.

Le gouvernement syrien a affirmé le 29 septembre que le poste frontière de Nassib, principal point de passage avec la Jordanie ouvrirait finalement le 10 octobre.  Dans un premier temps, le ministère syrien des Transports avait annoncé sur sa page Facebook l'ouverture du poste-frontière de Nassib pour les marchandises, soulignant même que "des camions et véhicules (avaient) commencé à passer la frontière". Mais le gouvernement jordanien a démenti assurant que le passage était "toujours fermé" et que les "réunions techniques" pour son ouverture se poursuivaient. .

Les forces du régime de Bachar el-Assad ont repris aux rebelles la région bordant la frontière jordanienne en juillet dernier, après un accord négocié entre la Russie, alliée de Damas, et les insurgés. Autrefois vital pour le transit de marchandises au Moyen-Orient, le poste de Nassib, appelé Jaber du côté jordanien, était complètement fermé depuis avril 2015 sur décision des autorités d'Amman. Après plus de sept ans de conflit ravageur, le gouvernement syrien ne contrôle que la moitié des 19 points de passage avec ses voisins, le Liban, la Jordanie, l'Irak et la Turquie.

Damas, dont l'économie est en lambeaux, espère la réouverture de Nassib, où des centaines de camions transitaient quotidiennement avant la guerre, transportant les importations et les exportations et assurant la connexion entre la Syrie et la Jordanie ou les pays du Golfe. Sa réouverture serait aussi une bonne nouvelle pour les agriculteurs et commerçants libanais, dont les activités commerciales vers les pays du Golfe ont été durement affectées depuis sa fermeture.





Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, a affirmé mardi lors d'une conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, que le passage frontalier de Nassib entre la Syrie et la Jordanie, fermé depuis trois ans, sera rouvert "après un accord sur toutes les mesures nécessaires", alors que Damas a annoncé sa réouverture pour...