Débordé violemment par sa base, le président indépendantiste catalan Quim Torra était accusé hier de se livrer à un double jeu « dangereux », au lendemain d’échauffourées à Barcelone, un an après la vaine tentative de sécession de la Catalogne. Les images qui resteront du premier anniversaire du référendum illégal d’autodétermination du 1er octobre 2017 seront celles de militants indépendantistes radicaux tentant de pénétrer en force lundi soir dans le Parlement catalan, avant d’être chargés par la police régionale. Une violence contrastant avec le pacifisme revendiqué du mouvement indépendantiste. Conspué lors de la manifestation dans les rues de Barcelone, Quim Torra avait pourtant salué plus tôt lundi l’action de « pression » des militants radicaux des Comités de défense de la République (CDR) qui ont mené des actions coup-de-poing en bloquant des routes et des voies ferrées. Ce qui lui a valu hier un vif rappel à l’ordre de la part du gouvernement central et de la classe politique. « Le discours du gouvernement catalan est déconnecté de la réalité, ce qui génère frustration et violence dans les rangs des plus radicaux », a ainsi dénoncé Miquel Iceta, numéro un des socialistes catalans.
Moyen Orient et Monde - Catalogne
Le président indépendantiste accusé de jouer un jeu dangereux
OLJ / le 03 octobre 2018 à 00h00


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