Lors du Mondial, la propension de Neymar à se rouler par terre à chaque contact lui a valu les moqueries du monde entier. Valery Hache/AFP
Il avait raté son début de Ligue des champions et semblé en dedans : la star brésilienne Neymar est montée en puissance avant d’affronter l’Étoile rouge de Belgrade ce soir, pour le plus grand plaisir du Paris Saint-Germain qui a besoin d’une « MCN » au top pour briller en Europe.
Après la déroute à Liverpool (défaite 3-2), les critiques ont plu de toute l’Europe sur ce PSG pas impliqué et en souffrance sur chaque offensive des Reds. Particulièrement ciblée, la fameuse « MCN », la triplette d’attaque la plus chère du monde (Neymar, Kylian Mbappé et Edinson Cavani), a failli offensivement, et surtout défensivement. Les plus ciblés ont été donc Mbappé, auteur de la perte de balle qui a permis à Liverpool d’éviter un hold-up parisien en fin de match, et surtout Neymar, très peu impliqué dans le repli défensif et en difficulté dans les 1 contre 1, son point fort habituellement. « Il ne faut pas oublier que maintenant, c’est l’homme à abattre, ce n’est pas toujours évident pour lui de faire la différence », l’a défendu dans la foulée du match le défenseur belge Thomas Meunier.
Ce n’est toutefois pas la seule explication à un début de saison paradoxal pour le Brésilien... qui totalise tout de même 7 buts et 3 passes décisives en 6 matches cette saison en Ligue 1. Il y a notamment eu ce retour un peu précipité à la compétition, après sa blessure à un pied fin février contre Marseille, pour disputer une Coupe du monde qui semblait promise au Brésil, mais dont il a été éliminé dès les quarts de finale par la Belgique. Frustrant. Sa propension à se rouler par terre à chaque contact lui a aussi valu les moqueries du monde entier. « Il n’était pas à 100 % lors de la Coupe du monde et a essayé de prendre ses responsabilités pour son pays », l’avait défendu l’entraîneur de Liverpool, Jürgen Klopp, avant son retour en C1. Neymar a en tout cas été tancé par son ami Dani Alves, qui lui a conseillé dans les médias brésiliens : « Tu laisses le côté gamin et tu deviens un homme. Si tout le monde te dit la même chose, c’est que quelque chose ne va pas. C’est donc le moment de se réinventer. »
Se réinventer ? Cela passe notamment par une bonne saison en club, surtout en C1 où les performances du PSG sont scrutées à la loupe. Thomas Tuchel a repositionné son « leader » en n° 10, dans l’axe du jeu, où il se montre jusqu’à présent plus collectif que l’année précédente. Mais face à Liverpool, il évoluait sur le côté gauche. Plutôt sceptique sur son entraîneur de la saison dernière, Unai Emery, Neymar a assuré avoir cette saison une « bonne relation » avec Tuchel.
Jusqu’à présent, le PSG a remporté tous ses matches en France, que Neymar joue ou pas, qu’il soit performant ou pas. En C1, en revanche, le club de la capitale française version Tuchel n’a pas encore montré son meilleur visage. Et pour ce faire, il aura évidemment besoin d’un Neymar de retour à son meilleur niveau.
Source : AFP

