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Sport

Capitaine Messi en reconquête à Wembley

À 31 ans, Messi (ballon au pied) est la figure de proue du Barça et sa principale source de créativité. Pau Barrena/AFP

Dans la tempête émergent les vrais capitaines ? Héritier du brassard barcelonais, Lionel Messi doit tenir la barre contre Tottenham ce soir à Wembley, histoire d’effacer son naufrage au Mondial en Russie et trois matches d’affilée sans victoire avec le Barça.

Éliminé dès les 8es de la Coupe du monde par la France (4-3), l’Argentin aurait pu sombrer moralement, lui qui court depuis des années après un titre majeur en équipe nationale. Mais le finaliste du Mondial 2014 et des Copas America 2015 et 2016 semble s’être aussitôt reconcentré sur la nouvelle saison du FC Barcelone, mettant entre parenthèses sa sélection. En Catalogne, le voilà honoré du brassard de capitaine, transmis par Andrés Iniesta qui a mis les voiles vers le Japon. C’est une petite révolution pour le mytique attaquant : lors de la présentation de l’effectif au Camp Nou début août, Messi a pris la parole en public ! Et fixé un cap ambitieux : reconquérir la Ligue des champions, confisquée depuis trois ans par les grands rivaux du Real Madrid. « Nous allons faire tout notre possible pour que cette coupe si belle et si désirée revienne à nouveau au Camp Nou », a lancé Messi, qui en compte déjà quatre à son palmarès (2006, 2009, 2011 et 2015).

La presse catalane s’étonne que le quintuple Ballon d’or, talent pur entouré d’une constellation de stars, n’ait pas davantage dominé la scène européenne ces dernières années. La faute à trois éliminations consécutives en quarts de finale de C1, dont une gifle contre l’AS Rome au printemps (4-1, 0-3). Sans les arabesques de Neymar depuis 2017, sans les passes magiques d’Iniesta depuis cet été, Messi reste à 31 ans la figure de proue du Barça et sa principale source de créativité : déjà 8 buts et 5 passes décisives en neuf apparitions cette saison.

La nouveauté, cette saison, c’est aussi de voir Messi extérioriser davantage son caractère sur le terrain, par exemple en venant davantage discuter avec les arbitres, parfois même avec véhémence. Ce week-end, Valverde a néanmoins pris un risque en laissant Messi sur le banc au coup d’envoi contre l’Athletic Bilbao (1-1). Son équipe a été très brouillonne, et seule l’entrée du capitaine, passeur décisif, a permis d’arracher le nul. De quoi raviver à Barcelone le spectre de la « Messi-dépendance » après une rare série de trois matches sans victoire, la première depuis deux ans, et d’inquiétants flottements défensifs. « Nous ne pouvons pas dépendre du fait que Messi vienne tout résoudre », a pesté Luis Suarez.

Bref, la confiance des Catalans n’est pas au beau fixe avant de défier, dans le très relevé groupe B de la C1, une équipe de Tottenham déjà dos au mur après sa défaite initiale contre l’Inter Milan (2-1). Et Messi en est conscient. « On doit faire beaucoup mieux, mais avec tranquillité, tout cela ne fait que commencer », a dédramatisé l’Argentin. Rassurant pour son équipage, comme un vrai capitaine.

Source : AFP

Dans la tempête émergent les vrais capitaines ? Héritier du brassard barcelonais, Lionel Messi doit tenir la barre contre Tottenham ce soir à Wembley, histoire d’effacer son naufrage au Mondial en Russie et trois matches d’affilée sans victoire avec le Barça.Éliminé dès les 8es de la Coupe du monde par la France (4-3), l’Argentin aurait pu sombrer moralement, lui qui court depuis des années après un titre majeur en équipe nationale. Mais le finaliste du Mondial 2014 et des Copas America 2015 et 2016 semble s’être aussitôt reconcentré sur la nouvelle saison du FC Barcelone, mettant entre parenthèses sa sélection. En Catalogne, le voilà honoré du brassard de capitaine, transmis par Andrés Iniesta qui a mis les voiles vers le Japon. C’est une petite révolution pour le mytique attaquant : lors de la...
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