Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Catalogne

Actions coup de poing et divisions pour l’anniversaire du référendum séparatiste

Des étudiants catalans brandissant le drapeau de la Catalogne, lors d’une manifestation à Barcelone hier, pour célébrer le référendum de l’indépendance, il y a un an. AFP/Pau Barrena/AFP

Les militants séparatistes catalans radicaux ont mené des actions coup de poing hier en coupant routes et voies ferrées, et mis la pression sur le gouvernement régional indépendantiste pour le premier anniversaire du référendum d’autodétermination rejeté par Madrid.

« Ni oubli ni pardon », « on a voté et on a gagné » ou « Torra démission », en référence au président régional Quim Torra. Environ 500 personnes ont manifesté à la mi-journée à Barcelone à l’appel des Comités de défense de la République (CDR), coupant certains axes névralgiques de la ville.

« Nous voulons montrer (aux dirigeants catalans) qu’ils sont là grâce au peuple et que nous avons le pouvoir. S’ils ne font rien, nous agirons », a déclaré Ana Sarabia, 48 ans.

En tout début de matinée, des centaines de membres des CDR, le visage masqué, avaient bloqué les voies de chemin de fer en gare de Gérone, à 100 km au nord-est de Barcelone, interrompant temporairement la circulation du train à grande vitesse reliant Figueras à Barcelone.

Les autoroutes A7, en direction de Valence, et A2, en direction de Madrid, ont elles aussi été bloquées. Les militants des CDR ont également enlevé le drapeau espagnol du siège du gouvernement catalan à Gérone. « Voilà un an nous proclamions la république... passons à l’action », ont-ils dit sur leur compte Twitter.

Tensions entre indépendantistes

Ces actions coup de poing, qui interviennent quelques heures avant la principale manifestation organisée en fin d’après-midi à Barcelone pour l’anniversaire du 1er octobre, soulignent les divisions au sein des militants séparatistes dont les plus radicaux comme les CDR reprochent au gouvernement régional de Quim Torra, pourtant indépendantiste pur et dur, de ne pas braver l’autorité de l’État espagnol.

Samedi, des militants radicaux avaient affronté la police régionale, contrôlée par l’exécutif de Quim Torra, à Barcelone dans des heurts qui ont fait une trentaine de blessés. La CUP, parti séparatiste d’extrême gauche, avait ensuite réclamé la démission du responsable de l’Intérieur du gouvernement régional, Miquel Buch, qui leur avait reproché leur recours à la violence.

Dans ce contexte de divisions, Quim Torra a salué hier l’action des CDR « qui font bien de mettre la pression ».

Le 1er octobre 2017, les indépendantistes catalans étaient parvenus à organiser un référendum, strictement interdit par Madrid et marqué par des violences de la police nationale venue empêcher le vote, dont les images avaient fait le tour du monde. Selon les organisateurs de ce vote déclaré illégal, 2,3 millions d’électeurs, sur un total de 5,5 millions, y avaient participé et 90 % avaient dit « oui » à une république catalane indépendante.

Le gouvernement espagnol, alors dirigé par le conservateur Mariano Rajoy, avait immédiatement mis la région sous tutelle, dissous le Parlement, destitué le gouvernement régional et convoqué de nouvelles élections à l’issue desquelles les indépendantistes ont conservé leur majorité.

Source : AFP

Les militants séparatistes catalans radicaux ont mené des actions coup de poing hier en coupant routes et voies ferrées, et mis la pression sur le gouvernement régional indépendantiste pour le premier anniversaire du référendum d’autodétermination rejeté par Madrid.« Ni oubli ni pardon », « on a voté et on a gagné » ou « Torra démission », en référence au président régional Quim Torra. Environ 500 personnes ont manifesté à la mi-journée à Barcelone à l’appel des Comités de défense de la République (CDR), coupant certains axes névralgiques de la ville. « Nous voulons montrer (aux dirigeants catalans) qu’ils sont là grâce au peuple et que nous avons le pouvoir. S’ils ne font rien, nous agirons », a déclaré Ana Sarabia, 48 ans.En tout début de matinée,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut