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Liban

Gouvernement ; « Nous sommes revenus à la case départ », dit Geagea

Les Forces libanaises ont fait trop de concessions et n’accepteront plus d’en faire, avertit leur leader.


Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé hier que les Forces libanaises avaient fait trop de concessions en vue de favoriser la formation du gouvernement, mais en vain, prévenant que les FL allaient désormais « refuser toute tentative de leur soutirer ce que les gens leur ont octroyé », en référence aux résultats des élections législatives de mai dernier.Lors d’une rencontre avec des journalistes à Meerab, M. Geagea a exposé les différentes étapes qui ont jalonné les négociations dans l’objectif de former le cabinet, avant de conclure : près de quatre mois après la désignation de Saad Hariri, « nous sommes revenus à la case départ ». « Lorsque les pourparlers ont débuté, nous nous sommes entendus avec le Premier ministre autour de l’attribution de 5 portefeuilles ministériels dont un régalien, mais M. Hariri nous a demandé par la suite de nous contenter de 4 ministères dont un régalien et trois consistants. Et nous avons accepté. Quelques semaines plus tard, il nous a demandé de nous montrer encore plus conciliants en renonçant au portefeuille régalien en contrepartie d’un ministère de services, nous assurant que nous n’aurons pas de ministère d’État. Ce que nous avons également concédé. Quelle ne fut notre surprise de voir (le CPL) encore s’opposer à cette proposition ! Nous avons fait toutes les concessions possibles et “ils” ne les ont pas acceptées. C’est pour cela que nous n’accepterons plus désormais que quiconque veuille nous ramener à ce qui prévalait avant les élections législatives ou nous extorquer ce que les gens nous ont accordé. »

Le leader des FL a en outre indiqué que « l’accord de Meerab (conclu le 16 janvier 2016 avec le CPL) comporte deux volets, l’un politique et l’autre lié à un partenariat au niveau du pouvoir et au partage des postes chrétiens au sein du gouvernement, sachant que ces postes ne sont pas l’apanage des FL et du CPL, mais aussi de leurs alliés. Or lorsqu’il s’est agi de former le gouvernement, le ministre Gebran Bassil a préféré se dérober de l’accord au motif que les FL sont contre le régime ».

Après avoir affirmé que le CPL a accusé les FL de s’opposer au mandat lorsque ce parti a dénoncé les conditions du contrat de location de navires-centrales avec l’opérateur turc Karadeniz, M. Geagea a évoqué les raisons du rejet de l’adjudication. « Nous avons demandé dès le premier instant de transférer l’appel d’offres à la Direction des adjudications (DDA), parce que nous avons estimé que cette adjudication est entachée d’irrégularités. » Il s’est demandé à cet égard si « l’accord politique implique de se taire sur tout acte qu’entreprend l’autre partie », notant que « le Hezbollah, allié du CPL, a lui aussi rejeté cette adjudication, sans que cela signifie qu’il est contre le régime ». « Nous avons soutenu le mandat dans les positions et politiques nationales telles la loi électorale, la loi sur le recouvrement de la nationalité, et la question du retour des réfugiés », a-t-il assuré.

Les propos attribués à Aoun

En réponse à une question des journalistes sur les propos du chef de l’État, Michel Aoun, rapportés hier par le quotidien al-Joumhouria, dans lesquels il a affirmé que la part des FL devrait se composer de trois ministres, qu’il ne donnerait de « pourboire » à aucune formation et qu’il n’exercerait pas de pression sur Gebran Bassil dans le cadre du processus de la formation du gouvernement, le leader des FL a rappelé que le bureau de presse de la présidence de la République avait publié un démenti, qualifiant ces propos d’ imprécis. M. Geagea a estimé que « le chef de l’État est aussi attaché que les FL à de bonnes relations bilatérales ».

En réponse à une question sur les relations des FL avec le Hezbollah, le chef des FL a affirmé coopérer avec le parti chiite dans des dossiers internes, assurant toutefois que le conflit perdurera « tant qu’il n’y aura pas d’entente sur le fait que le Liban est une patrie définitive ».

Interrogé au sujet du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui en est à la phase d’audition des déclarations de clôture des parties dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le leader des FL estimé que Saad Hariri « a adopté une position souple (à l’égard du Hezbollah) et il est inconcevable de répondre à cette position en baptisant une rue du nom de Moustapha Badreddine », considéré comme le cerveau de l’attentat. Une référence à la décision de la municipalité de Ghobeyri de donner ce nom à une de ses rues.

Quant à la question de la normalisation avec la Syrie, il a indiqué ne pas s’opposer aux contacts qui se déroulent autour de dossiers « techniques », rejetant néanmoins le dialogue avec le gouvernement syrien, qu’il considère illégitime, et avec le président syrien Bachar el-Assad.

Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé hier que les Forces libanaises avaient fait trop de concessions en vue de favoriser la formation du gouvernement, mais en vain, prévenant que les FL allaient désormais « refuser toute tentative de leur soutirer ce que les gens leur ont octroyé », en référence aux résultats des élections législatives de mai dernier.Lors d’une rencontre avec des journalistes à Meerab, M. Geagea a exposé les différentes étapes qui ont jalonné les négociations dans l’objectif de former le cabinet, avant de conclure : près de quatre mois après la désignation de Saad Hariri, « nous sommes revenus à la case départ ». « Lorsque les pourparlers ont débuté, nous nous sommes entendus avec le Premier ministre autour de l’attribution de 5...
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