Le procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, a demandé hier au parquet près la cour d’appel de Beyrouth d’engager des poursuites contre le journaliste proche du Hezbollah Salem Zahran pour diffamation. Les propos de M. Zahran contre l’émir du Koweït avaient soulevé une tempête de protestations.
Un peu plus tôt, M. Zahran avait été entendu par l’avocat général près la Cour de cassation, Mirna Kallas. Le journaliste a remercié le ministre de l’Information, Melhem Riachi, de l’avoir contacté par téléphone ainsi que les juges Hammoud et Kallas. « Après cette tempête qui a été créée de toutes pièces, nous disons au Koweït et à son émir : nos archives sont là et vous pouvez les consulter. Elles débordent d’amour et d’appréciation », a ajouté M. Zahran.
Dans une émission diffusée vendredi soir sur la chaîne du Hezbollah al-Manar, M. Zahran avait accusé les dirigeants du Golfe d’être tous, de gré ou de force, à la solde des États-Unis. Il avait affirmé que l’émir du Koweït, en visite aux États-Unis pour des examens médicaux, avait été convoqué par le président américain Donald Trump, qui l’a forcé à annuler des contrats d’une valeur de 11 milliards de dollars pour en passer de nouveaux, d’une valeur de 14 milliards, avec des compagnies américaines.
L’ancien président de la République Amine Gemayel a contacté hier l’ambassadeur du Koweït au Liban Abdelal al-Qinaï, soulignant sa solidarité avec l’émirat pétrolier. Il a mis l’accent sur les liens historiques entre le Liban et le Koweït, passant en revue les moments où l’émirat avait soutenu le Liban, notamment à l’issue de la guerre de juillet 2006. Le Liban officiel avait réagi au cours du dernier week-end aux propos de Salem Zahran par une tempête de protestations.

