Pour la onzième commémoration de l’assassinat du député Antoine Ghanem et de ses camarades, Nouhad Gharib et Tony Daou, une messe a été célébrée hier en l’église Saint-Élie à Deir el-Harf, présidée par le père Maroun Chamoun. La cérémonie, qui s’est déroulée avec la participation des familles des défunts, a vu la présence de Joyce Gemayel, représentant son époux, l’ancien président Amine Gemayel, du vice-président du parti Kataëb Salim Sayegh, représentant le député Samy Gemayel, entre autres.
M. Sayegh a rendu un vibrant hommage à Antoine Ghanem : « Aujourd’hui, nous nous demandons toujours pourquoi Antoine Ghanem est-il tombé en martyr ? Pourquoi, avant lui, Pierre Gemayel est lui aussi tombé en martyr ? Quel était le but politique ? Qui était visé ? Était-ce la renaissance des Kataëb ? Ou était-ce pour porter atteinte à la majorité au sein du Parlement ? Ou encore pour vider le Liban de tous ses grands hommes ? » Et de poursuivre au sujet du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) : « La justice ne sera jamais rendue et il n’y aura pas de vérité complète sans savoir qui a assassiné Pierre Gemayel, Antoine Ghanem et leurs camarades, et il n’y aura surtout pas de stabilité au Liban sans que justice ne soit faite. »
Rendant hommage aux disparus, le père Chamoun a salué leur martyre : « Il est difficile de résister au mal par la voie de l’amour, mais l’amour est notre mission dans ce Moyen-Orient torturé et ravagé par la haine et le mal. »
Toufic Ghanem, fils d’Antoine Ghanem, a prononcé le mot de la famille : « La cause pour laquelle tu t’es sacrifié, mon père, est entre de bonnes mains, et nous poursuivrons le chemin malgré les obstacles et les difficultés. »

