Le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), après l'attaque de l'EI, lundi. AFP / Mahmud TURKIA
Le cycle infernal des violences se poursuit dans la capitale libyenne Tripoli, après une semaine de combats sanglants entre groupes armés et une attaque de l’organisation État islamique (EI), rendant les conditions de vie toujours plus rudes pour les habitants.
Après les affrontements qui ont fait au moins 63 morts fin août-début septembre, et l’attaque de l’EI contre le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) lundi, des roquettes se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi près du seul aéroport de la capitale encore en service, sans faire de victimes.
À la suite des récents combats, la trêve entre groupes armés conclue le 4 septembre sous l’égide de la mission de l’ONU en Libye (Manul) reste fragile.
Selon la Manul, l’accord prévoit des « mesures radicales » pour rétablir la sécurité à Tripoli, qui devaient être appliquées à partir d’hier. Le cessez-le-feu a été globalement respecté, mais, outre les roquettes dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, des témoins ont fait état dans la nuit de mardi à mercredi d’une brève reprise des combats au sud de la capitale.
Profitant du chaos, l’EI s’est implanté à Syrte, à l’est de Tripoli, en 2015. Il en a été chassé l’année suivante, mais reste actif en Libye, pays à la dérive sept ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.
Une myriade de groupes jihadistes et de milices armées, qui changent d’allégeance selon leurs intérêts, font régner un climat d’insécurité.
Selon un rapport d’experts de l’ONU, « les groupes armés ont exercé une influence de plus en plus marquée sur les institutions de l’État libyen et font avancer leurs propres intérêts ».
Ce contexte rend ainsi très incertain toute échéance électorale, voulue par les Occidentaux et notamment la France.
Source : AFP

