Aucun face-à-face n’est prévu entre le gouvernement et la rébellion au Yémen lors des consultations parrainées par l’ONU à partir de jeudi à Genève, où la question d’un échange de prisonniers sera probablement évoquée, ont déclaré hier des responsables yéménites. Les Nations unies ont invité en Suisse pour des « consultations » le gouvernement yéménite, appuyé par l’Arabie saoudite, et les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, opposés dans un conflit meurtrier depuis 2015. Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Khaled al-Yemani, a déclaré à l’AFP que les réunions ne donneraient « pas lieu à un face-à-face » et que leur évolution dépendrait « de la manière dont l’envoyé de l’ONU les mène avec les deux parties ». « Les consultations seront indirectes, à moins que des progrès soient réalisés rapidement », a confirmé Abdallah al-Olaïmi, membre de la délégation à Genève et chef de cabinet du président Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé à Riyad. Le gouvernement a déclaré ne pas attendre grand-chose des réunions de Genève, reprochant aux houthis de refuser de faire des concessions. « Nos attentes se limitent à la possibilité de progresser sur la question des prisonniers, a dit M. Yemani. Je crois possible d’obtenir la libération de détenus et je crois que l’autre partie y est également disposée. » D’après une source gouvernementale yéménite, la délégation exigerait la libération de 5 000 prisonniers et les rebelles de 3 000 de leurs combattants.
Moyen Orient et Monde - Yémen
Pas de face-à-face entre gouvernement et rebelles à Genève
OLJ / le 03 septembre 2018 à 00h00

