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La Dernière

Le roi du style du roi de la pop

Mode
31/08/2018

Il s’appelle Michael Bush, et il a dédié, en tandem avec Dennis Tompkins, l’essentiel de sa carrière de styliste à la création des costumes de Michael Jackson. Disparu en 2009, le roi de la pop aurait eu 60 ans ce 29 août – incroyable tant il laisse le souvenir d’un éternel adolescent. Ses hallucinantes chorégraphies, ses danses acrobatiques, ses pas obsédants, notamment le moonwalk, continuent à marquer les esprits et faire des émules et des adeptes. Par-dessus tout, ce sont ses costumes de scène et de tournées qui poursuivent leurs intrusions dans l’univers de la mode. Dans les années 80, grandes années Michael Jackson, on reconnaissait déjà la jacksonmania à de tout petits détails, comme le port, à l’époque normal, aujourd’hui ringard mais effectuant un retour insidieux, de chaussettes blanches avec des mocassins noirs. Cet effet « guêtres » était lui-même emprunté à la souris Mickey Mouse. De Michael à Mickey il n’y avait qu’un pas, et la star jamais sortie de l’enfance adorait non seulement la mascotte aux oreilles démesurées, mais tout ce qui sortait des studios Disney. On arborait aussi le bomber universitaire américain, dit varsity jacket en le personnalisant avec sa propre initiale. Le chapeau Fedora se portait de jour comme de nuit, et si peu osaient l’imitation jusqu’à porter des gants strassés, les blousons de cuir inspirés du costume militaire du XVIIIe siècle faisaient déjà fureur, de même que les pantalons à sous-pieds.

Obscur costumier, modeste jusqu’à l’effacement, resté dans l’ombre jusqu’à la mort de Michel Jackson, n’en sortant brièvement que pour signer The King of style, dressing Michel Jackson (Insight Editions), un album souvenir rassemblant tous les vêtements créés pour la star, Michael Bush a été le complice de chaque pas de danse du roi de la pop. Il n’est pas un détail, jusqu’aux mécanismes cachés dans ses chaussures, notamment celui qui lui permet de se pencher à 45° dans le clip de Smooth Criminal, auquel il n’ait veillé en personne et en totale coopération avec le chanteur. Les vêtements qu’il créait étaient tous bourrés d’astuces, de trucages et d’élasthanne, extrêmement souples sans en avoir l’air, même quand il s’agissait de rigides costumes cravates. Par-dessus tout, il aura réalisé un vestiaire unique, identifiable entre mille, mi toréador, mi mafieux, mi dragon, traçant les contours lumineux de l’artiste le plus irréel et le plus insaisissable de tous les temps.

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