Youssef Fenianos présidant la réunion avec les responsables de la Direction générale de l’Aviation civile. Photo ANI
L’humiliation dont font l’objet à l’aéroport de Beyrouth les voyageurs libanais et étrangers continue de susciter l’indignation générale. Hier, le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Saadeddine Hamidi Sakr, a affirmé que « l’humiliation que subissent les voyageurs a de loin dépassé ce qui se passait à l’aéroport au cours des dernières années ».
Dans un communiqué, il a dénoncé « la longue attente pouvant se prolonger pendant cinq ou six heures, l’absence de climatisation, les odeurs nauséabondes des toilettes, le chaos généralisé, ainsi que les dangers sanitaires et moraux auxquels sont exposés les enfants, les femmes et les personnes âgées ». De leur côté, « les responsables à l’aéroport s’échangent les accusations pour ne pas assumer la responsabilité », poursuit M. Sakr, qui a appelé à « la formation, dans les plus brefs délais, d’une commission nationale d’urgence qui sera chargée de régler rapidement et sérieusement ces problèmes dangereux et néfastes aux citoyens et aux voyageurs en coopération et en coordination avec les ministères concernés ». Cette commission réunira des représentants des différents services opérant à l’aéroport.
Des marchés suspects
De con côté, le ministre sortant de la Justice, Salim Jreissati, a adressé une lettre au procureur général près la Cour de cassation, le juge Samir Hammoud, l’appelant à « initier une action publique contre certains marchés suspects qui se déroulent à l’aéroport de Beyrouth ». Une requête appuyée par le ministre sortant des Travaux publics et des Transports, Youssef Fenianos. Dans un communiqué, le bureau de presse de M. Fenianos a insisté sur « la nécessité de déférer devant la justice tout dossier qui requiert une enquête afin de faire la lumière sur les différents dossiers relatifs à l’activité de l’aéroport ».
Par ailleurs, M. Fenianos a présidé hier une réunion élargie avec les responsables de la Direction générale de l’Aviation civile. Celle-ci a été consacrée aux informations relayées concernant l’activité de l’aéroport en général et les travaux qui y sont menés par les autorités concernées en vue de l’agrandir et de l’équiper, sachant que l’installation des équipements sécuritaires doit être achevée d’ici à la fin de l’année en cours.
Les candidats aux postes de 4e catégorie
Sur un autre plan, le comité de suivi des candidats à des postes de quatrième catégorie à l’Aviation civile qui ont réussi le concours de la fonction publique a publié un communiqué affirmant qu’il « n’abandonnera pas ses droits ». Il explique ainsi que « le décret de la désignation des candidats ayant réussi le concours a été transféré il y a quatre mois au palais de Baabda », mais que jusqu’à présent il n’a pas encore été signé par le chef de l’État, Michel Aoun.
Le comité de suivi affirme qu’« en cette période, l’aéroport a besoin de fonctionnaires », sachant que « la plupart des candidats ayant réussi le concours sont des techniciens et que les autres doivent faire partie des départements vitaux de l’aéroport comme la sécurité, les services, les facilités, etc. »
Appelant le président de la République à signer le décret, le comité de suivi affirme qu’« il ne se taira pas ».


quand je suis parti de Beyrouth, il y avait un petit film qui passait sur les écrans à l'aéroport, un homme apportait un ananas au Liban, et était arrêté à son arrivé à AIB, à cause des maladies que peut apporter les fruits et légumes mais , il y a pas de contrôle à l'arrivée !!! les bagages ne sont plus passés aux rayons !!!
20 h 13, le 28 août 2018