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Liban

Unis pour la dabké à Maasser el-Chouf

Festivals

Compétition de danse, ateliers d’apprentissage et produits du terroir seront au rendez-vous.


28/08/2018

Danser la dabké pour garder vivant ce patrimoine culturel libanais. Tel est l’objectif de la « Dabké Fever », une journée entièrement consacrée à cette danse traditionnelle, qui aura lieu ce dimanche 2 septembre pour la 4e année consécutive dans le village de Maasser el-Chouf.

Organisée par l’association Jabalna, qui s’occupe d’environnement et de tourisme rural, cette journée nationale de la dabké doit son existence… à la crise des déchets ménagers survenue en 2014. « Il y a quatre ans, quand on était plongés dans les poubelles, on ne pouvait plus parler d’activités liées à l’environnement. C’est alors qu’on a pensé à la dabké et qu’on a lancé la première journée consacrée à cette danse », indique Yola Noujaim, directrice du festival, à L’Orient-Le Jour.

Cette année, le festival débutera à midi et sera marqué par plusieurs temps forts. Une dizaine de troupes professionnelles venues des quatre coins du Liban présenteront chacune la dabké typique de leur région, sachant qu’il existe plus de 20 types de dabké différents, avec une musique et des pas adaptés. Un professionnel de la danse se chargera d’expliquer après chaque tableau la spécificité de chacune des chorégraphies. Deux scènes sont prévues cette année pour les troupes, placées aux deux extrémités du souk de Maasser el-Chouf où se déroulera le festival, afin que tout le monde puisse profiter du spectacle.

Facteur de cohésion

Selon une tradition populaire, la dabké serait originaire du Levant où les maisons étaient construites en pierre avec un toit en bois, en paille et en terre. Le toit en terre battue devait être compacté. Pour ce faire, les hommes du village se tenaient la main, et, avec leurs pieds, tapaient suivant un rythme uniforme. De là serait née notre fameuse danse folklorique.

« La dabké est un lien. Quand on tient la main de quelqu’un à côté de nous, on ne sait pas d’où vient la personne ni quel langage elle parle, si elle est riche ou pauvre. C’est un facteur de cohésion incroyable », explique Yola Noujaim.

L’édition 2018 de l’événement se caractérise surtout par sa spontanéité, en accord avec ce qui fait le charme de la dabké. « La dabké est une danse spontanée et improvisée qui représente la vie. D’habitude, il n’y a pas de chorégraphie préparée à l’avance. La compétition que nous organisons cette année tablera donc sur le côté spontané de la danse. La troupe qui aura présenté la meilleure danse pendant une minute sera la gagnante », souligne Mme Noujaim.

« Nous rendons également cette année hommage aux grands chanteurs libanais, tels Nasri Chamseddine ou Wadih el-Safi. Nous essayons également de faire venir les derniers joueurs de “Seif wou teres” (danse traditionnelle où on manie un sabre et un écu) au Liban », ajoute-t-elle.

« Nous risquons d’être pris de court par la mondialisation, et les nouvelles générations pourraient avoir du mal à rester attachées à leur patrimoine. Les jeunes n’auront bientôt plus le temps de découvrir l‘histoire de leur village ou toutes les petites choses que les anciennes générations faisaient, estime Yola Noujaim. Ce festival s’adresse beaucoup et principalement aux jeunes, pour qu’ils sachent que la dabké existe et qu’il n’y a pas à avoir honte de cet héritage. Notre objectif est d’organiser une journée nationale pour la dabké dans tout le Liban l’année prochaine. »

Au programme également, la performance de troupes venues d’Arménie, de Géorgie et de Russie, dont les danses se rapprochent de notre dabké nationale ainsi qu’un tableau sur le mariage libanais traditionnel. Les spectacles se poursuivront jusqu’à 19h. À noter que des ateliers d’apprentissage de la dabké seront disponibles pour les adultes et les enfants. Les visiteurs pourront également acheter des produits du terroir ainsi que des produits de l’artisanat libanais auprès des nombreux stands présents au festival. Il est également possible de visiter la réserve des cèdres du Chouf durant la journée. Le transport y est assuré gratuitement à Maasser el-Chouf même. Quant au transport vers Maasser el-Chouf, il est assuré pour ceux qui le désirent à partir de Starco ou de Damour.

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SI ON POUVAIT S,UNIR DANS LA POLITIQUE COMME ON S,UNIT POUR LA DABKE DANS NOTRE ATOLL LIBAN... QUE DE DEBOIRES ON EVITERAIT !

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