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Moyen Orient et Monde - Syrie

Réunion à Genève les 11 et 12 septembre sur la Constitution syrienne

Vladimir Poutine saluant le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu hier à Moscou. Alexander Zemlianichenko/Pool via Reuters

L’émissaire de l’ONU sur la Syrie organisera les 11 et 12 septembre à Genève une réunion avec la Russie, l’Iran et la Turquie sur la formation d’un comité constitutionnel chargé de doter la Syrie d’une nouvelle Constitution, a annoncé hier l’ONU. Le bureau de l’envoyé spécial, Staffan de Mistura, a envoyé des invitations aux pays concernés, a indiqué à la presse la porte-parole de l’ONU Alessandra Vellucci. Le comité chargé d’élaborer une nouvelle Constitution syrienne sera composé de représentants du gouvernement de Damas et de l’opposition syrienne. En juin, M. de Mistura avait déjà organisé une réunion identique au Palais des Nations, siège de l’ONU à Genève. Mais il n’avait à l’époque reçu qu’une liste de 50 noms du gouvernement syrien. L’opposition ne lui a transmis sa liste de 50 candidats qu’en juillet.

La création d’un comité constitutionnel avait été décidée lors d’un sommet sur la Syrie organisé en janvier à Sotchi, sur les bords de la mer Noire. Pour l’émissaire de l’ONU, ce comité est « un élément-clé » vers une résolution du conflit syrien qui a fait plus de 350 000 morts depuis mars 2011. De nombreuses initiatives ont été prises pour mettre un terme à la guerre, mais elles ont toutes échoué jusqu’à présent.

Depuis 2016, Staffan de Mistura a mené pour sa part neuf cycles de négociations indirectes entre régime et groupes de l’opposition à Genève et Vienne, sans jamais parvenir à des résultats.

Sur un autre plan, la Russie a présenté des propositions aux autorités turques pour régler leurs différends dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté hier l’agence de presse Interfax. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, recevait hier son homologue turc Hulusi Akar à Moscou. Ankara, qui soutient certains groupes rebelles de la province d’Idleb, y dispose d’une douzaine de postes d’observation militaires et tente d’empêcher une offensive des forces fidèles au président syrien Bachar el-Assad, soutenu par Moscou. La région, frontalière de la Turquie, est l’ultime refuge pour quelque deux millions et demi de civils et de rebelles chassés du reste du pays par les forces gouvernementales, mais aussi pour des groupes jihadistes. De son côté, le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, en visite à Moscou, a mis en garde hier contre une « catastrophe » dans la province d’Idleb en cas d’offensive de Damas contre cet ultime grand fief insurgé en Syrie. « Une solution militaire causerait une catastrophe non seulement pour la région d’Idleb, mais aussi pour l’avenir de la Syrie. Les combats pourraient durer longtemps, les civils seront touchés », a déclaré M. Cavusoglu lors d’une conférence de presse à Moscou aux côtés de son homologue russe Sergueï Lavrov. La situation à Idleb est « très difficile », a reconnu pour sa part M. Lavrov. « Mais lorsque l’on a créé une zone de désescalade à Idleb, personne ne proposait d’utiliser cette zone pour que des combattants, avant tout ceux du Front al-Nosra, s’y cachent en se servant des civils comme d’un bouclier humain », a-t-il déclaré. « Non seulement ils restent là-bas, mais il y a des attaques et des tirs permanents en provenance de cette zone contre les positions de l’armée syrienne », a souligné M. Lavrov.

Dans ce contexte, des rebelles et jihadistes en Syrie ont multiplié ces deux derniers mois les attaques de drone contre la principale base militaire russe dans le pays en guerre, mais celles-ci ont quasiment toutes été mises en échec, selon une ONG et des responsables russes. « La majorité des drones sont abattus par la défense aérienne russe ou syrienne », a affirmé le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, indiquant que ces appareils étaient envoyés par des jihadistes ou des rebelles islamistes de la province voisine d’Idleb. Au total depuis janvier, l’OSDH a comptabilisé 23 « attaques au drone » contre Hmeimim.

Sources : agences

L’émissaire de l’ONU sur la Syrie organisera les 11 et 12 septembre à Genève une réunion avec la Russie, l’Iran et la Turquie sur la formation d’un comité constitutionnel chargé de doter la Syrie d’une nouvelle Constitution, a annoncé hier l’ONU. Le bureau de l’envoyé spécial, Staffan de Mistura, a envoyé des invitations aux pays concernés, a indiqué à la presse la porte-parole de l’ONU Alessandra Vellucci. Le comité chargé d’élaborer une nouvelle Constitution syrienne sera composé de représentants du gouvernement de Damas et de l’opposition syrienne. En juin, M. de Mistura avait déjà organisé une réunion identique au Palais des Nations, siège de l’ONU à Genève. Mais il n’avait à l’époque reçu qu’une liste de 50 noms du gouvernement syrien. L’opposition ne lui a transmis sa liste...
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