Milos Raonic a réussi son entrée au Masters 1000 de Toronto en éliminant David Goffin (6-3, 6-4). Vaughn Ridley/Getty Images/AFP
Le joueur canadien Milos Raonic a réussi son entrée au Masters 1000 de Toronto en éliminant David Goffin (n° 11 mondial) en deux sets (6-3, 6-4). Devant son public, Raonic s’est appuyé sur son service ultrapuissant (13 aces et 100 % de points gagnés derrière sa première balle) pour dominer son adversaire belge en 1h13. « De manière générale, c’était une bonne performance », a estimé l’ancien n° 3 mondial, retombé à la 29e place du classement ATP après des résultats en dents de scie ces derniers mois. « C’est important d’envoyer un message fort dès le début du tournoi », a lancé Raonic, finaliste au Canada en 2013. « Je ne savais pas comment les choses allaient se passer aujourd’hui », a ajouté le Canadien, blessé en juillet à Wimbledon, où il avait atteint les quarts de finale. « Je suis heureux d’avoir élevé mon niveau de jeu et d’avoir réussi ce que je devais faire », a-t-il conclu.
Issu des qualifications, Daniil Medvedev a réussi la performance de la journée en sortant Jack Sock, 19e mondial et tête de série n° 13, en trois sets (6-3, 3-6, 6-3). Grâce à sa victoire en deux sets sur David Ferrer (7-6 (7/5), 6-4), l’Américain Bradley Klahn (116e mondial) a, lui, décroché une wild-card pour l’US Open, dernière levée du grand chelem de la saison. Benoît Paire a dominé l’Américain Donaldson (n° 62) en deux sets (6-3, 6-4) et retrouvera le n° 1 mondial Rafael Nadal au 2e tour. « Cette victoire me fait du bien et me relance un peu », a réagi le Français, qui restait sur trois défaites d’affilée dès le 1er tour. Paire, 55e mondial, devra réaliser l’exploit face à Nadal, alors que l’Espagnol a remporté leurs trois confrontations précédentes.
D’autre part, l’ancienne n° 1 mondiale Serena Williams, qui a fait l’impasse sur le tournoi féminin de Montréal pour « raisons personnelles », a partagé hier son blues sur les réseaux sociaux, sur lesquels elle explique avoir ressenti ne pas être une « bonne mère », près de 11 mois après la naissance de sa fille. « La semaine dernière n’a pas été facile pour moi. Non seulement j’ai fait face à des événements personnels difficiles, mais j’avais aussi le cafard. Surtout, je sentais que je n’étais pas une bonne mère », a ainsi déclaré l’Américaine âgée de 36 ans sur son compte Instagram.
La joueuse de tennis aux 23 titres du grand chelem, retombée au 26e rang mondial après une année 2017 quasi blanche en raison de son accouchement, a subi la plus lourde défaite de sa carrière (6-1, 6-0), début août à San José, face à la Britannique Johanna Konta. « J’ai lu dans plusieurs articles que les émotions postnatales pouvaient durer jusqu’à trois ans si on ne s’en occupait pas. Je préfère la communication. Parler des choses avec ma mère, mes sœurs, mes amis, m’a permis de comprendre que mon ressenti était totalement normal. C’est totalement normal de me sentir comme si je n’en faisais pas assez pour mon bébé », a-t-elle poursuivi. « Nous sommes toutes passées par là. Je travaille beaucoup, je m’entraîne et j’essaye d’être la meilleure athlète possible. Cependant, cela veut aussi dire, bien que j’aie été avec elle tous les jours de sa vie, que je ne suis pas aussi présente que j’aimerais l’être. Entre rester à la maison et travailler, trouver le juste équilibre avec les enfants est un vrai art. Vous (les mères) êtes les vraies héroïnes ! » a-t-elle écrit, avant de conclure : « Je suis ici pour dire : si vous passez une semaine ou une journée difficile, c’est normal parce que moi aussi... ! Il y a toujours un lendemain ! »
Serena Williams a donné naissance en septembre 2017 à son premier enfant, une fille, Alexis Olympia, non sans rencontrer des complications. Cicatrice de césarienne rouverte, caillots de sang découverts dans les poumons, hématome à l’abdomen... La native du Michigan avait failli y laisser la vie et avait dû demeurer alitée pendant six semaines.
Source : AFP

