Le PSG s’est facilement imposé contre Monaco (4-0), samedi à Shenzhen en Chine, pour remporter le 8e Trophée des champions de son histoire, son 6e consécutif. L’ère Thomas Tuchel s’ouvre ainsi sous les meilleurs auspices. Anne-Christine Poujoulat/AFP
Encore un nouveau record pour le PSG ! Le club parisien a réussi à s’imposer facilement contre Monaco (4-0), avec une équipe remaniée mais un Neymar retrouvé, samedi à Shenzhen (Chine), pour remporter le 8e Trophée des champions de son histoire, qui ouvre l’ère Thomas Tuchel sous les meilleurs auspices.
Laisser sa pléiade de stars sur le banc pour faire place à la jeune garde qui avait encaissé 10 buts lors des trois derniers matches de préparation : le pari de l’entraîneur allemand était osé, mais son premier examen officiel à la tête du PSG est réussi. Tout comme son bizutage au champagne et en chanson après la rencontre ! Angel Di Maria, coqueluche du public chinois en attendant l’entrée en jeu de Neymar à la 76e minute, s’est offert un magnifique doublé (33e, 90e+2), avant que Christopher Nkunku juste avant la mi-temps (40e) et Timothy Weah (67e) ne corsent l’addition pour assurer un 6e succès d’affilée dans la compétition.
Si les conditions de jeu étaient difficiles, entre une pelouse moyenne et une humidité extrême, qui a même conduit l’arbitre à imposer une pause « fraîcheur » à la moitié de chaque période, la très décevante formation monégasque ne pourra pas trouver d’excuses. Paris alignait une équipe jeune, avec les défenseurs Stanley N’Soki (19 ans), auteur de deux passes décisives, et Colin Dagba (20 ans), ou encore Weah (18 ans), auteur du 3e but. Et dire que Leonardo Jardim, certes privé de son capitaine Falcao à court de forme, avait aligné sa meilleure équipe dans un 3-5-2 osé. Inquiétant à une semaine de la reprise de la Ligue 1...
Pour satisfaire l’enthousiasme des 45 000 spectateurs chinois, qui se sont offert deux olas avant de réclamer l’entrée en jeu de Neymar en seconde période, les joueurs parisiens ont porté des maillots avec leurs noms écrits en mandarin dans leur dos. Victime d’une blessure au pied fin février, Neymar n’avait toujours pas rejoué avec le PSG depuis. Tuchel, qui avait prévenu vendredi qu’il ne comptait pas « prendre le moindre risque » avec son joueur, lui a finalement permis de retrouver les terrains en fin de rencontre. Et si l’ère Tuchel démarre de la meilleure des manières, ce fut déjà le cas il y a deux ans pour Unai Emery...
Emirates et le PSG divorcent
Le PSG ne volera plus sur Emirates. La compagnie aérienne de Dubaï a confirmé qu’elle n’allait pas prolonger le contrat qui la lie au club parisien, dont elle est le sponsor maillot jusqu’au 1er juillet 2019. « D’un commun accord, nous ne renouvellerons pas notre contrat avec le PSG, a expliqué un porte-parole. Ce partenariat a profité à Emirates qui a renforcé sa présence pas seulement en France, mais aussi en Europe et dans d’autres nations de football. »
La compagnie aérienne était présente sur le maillot des champions de France sous le sigle Fly Emirates depuis 2006 et, selon le quotidien L’Équipe, versait entre 25 et 30 millions d’euros annuels en fonction des résultats sportifs du club. Selon le journal sportif français, le président du club parisien, Nasser al-Khelaïfi, réclamait 80 millions d’euros, une somme que la compagnie ne voulait pas verser. À titre de comparaison, Manchester United touche actuellement un peu plus de 70 millions d’euros par an avec Chevrolet.
Source : AFP

