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Liban - Santé

Les hôpitaux privés se dirigent droit vers une crise de liquidités, avertit Haroun

Le président du syndicat des hôpitaux, Sleiman Haroun, a annoncé hier que le secteur hospitalier se dirige droit vers une crise de liquidités, en raison des impayés de l’État, qui pourrait le contraindre à limiter l’admission des patients aux urgences. Le responsable syndical a donné aux tiers payants publics un délai expirant fin août pour commencer à se mettre en règle avec les hôpitaux. Selon lui, ceux-ci doivent, ensemble, un milliard de dollars aux hôpitaux privés.
Dans une conférence de presse tenue au siège du syndicat, près du Palais de justice, M. Haroun a confirmé que le secteur est dans une situation de précrise ouverte, et que ce contre quoi il a régulièrement mis en garde s’est finalement produit. Et de préciser que le syndicat des commerçants et importateurs d’équipements et de produits médicaux et de laboratoire a menacé de suspendre ses fournitures aux hôpitaux, si ces derniers ne procèdent pas au règlement de leurs arriérés accumulés. Les usines de fabrication et les distributeurs d’oxygène ont fait de même, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, les importateurs de médicaments, dans leur grande majorité, ont suspendu la livraison de leurs marchandises aux hôpitaux qui ne se mettront pas en règle dans un délai de trois à six mois, intérêts compris, selon le syndicaliste.
Enfin, le syndicat des infirmiers et infirmières est sur le point de déclencher un mouvement social pour obtenir une nouvelle échelle des salaires que les hôpitaux sont incapables d’honorer, dans les circonstances actuelles, a conclu sur ce point M. Haroun.
Pour accompagner le début de règlement des arriérés, les hôpitaux privés ont souhaité que le courant électrique soit assuré à tous les hôpitaux privés, ce qui leur permettrait d’économiser un montant de 66 000 LL par jour en fuel pour chaque patient.
Par ailleurs, les hôpitaux demandent que les budgets des ministères de la Santé, de la Défense et de l’Intérieur soient revus à la hausse, afin d’assurer la couverture d’un nombre croissant de demandes d’hospitalisation aux frais du ministère de la Santé. Ils demandent aussi la révision d’une tarification en déphasage avec les dernières techniques hospitalières introduites.
Enfin, les hôpitaux demandent à l’État d’accélérer la conclusion des contrats de l’année 2018 que beaucoup de tiers payants tardent à signer.

Le président du syndicat des hôpitaux, Sleiman Haroun, a annoncé hier que le secteur hospitalier se dirige droit vers une crise de liquidités, en raison des impayés de l’État, qui pourrait le contraindre à limiter l’admission des patients aux urgences. Le responsable syndical a donné aux tiers payants publics un délai expirant fin août pour commencer à se mettre en règle avec les hôpitaux. Selon lui, ceux-ci doivent, ensemble, un milliard de dollars aux hôpitaux privés. Dans une conférence de presse tenue au siège du syndicat, près du Palais de justice, M. Haroun a confirmé que le secteur est dans une situation de précrise ouverte, et que ce contre quoi il a régulièrement mis en garde s’est finalement produit. Et de préciser que le syndicat des commerçants et importateurs d’équipements et de produits...
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