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Diaspora

L’USEK, un pont de relations académiques avec l’Amérique latine

Universités

L’un des grands projets de collaboration de l’USEK avec l’Amérique latine est la Bibliothèque internationale numérique, que l’université est en train de constituer et qui sert à préserver le patrimoine des émigrés libanais.

31/07/2018

En vue de renforcer les relations entre le Liban et l’Amérique latine, qui regroupe une grande communauté d’émigrés libanais dont nombre de descendants sont à la recherche de leurs racines, l’Université Saint-Esprit de Kaslik a établi un pont de relations académiques à travers les échanges de professeurs et d’étudiants, qui constituent des piliers pour une meilleure connaissance mutuelle. L’USEK a jeté des bases solides et pratiques à cette collaboration à travers son Centre d’études et de cultures de l’Amérique latine (Cecal). Ainsi, l’université organise des conventions avec des universités latino-américaines à travers lesquelles celles-ci créent des centres d’études sur le Liban et le Moyen-Orient. Ces centres organisent à leur tour des échanges, colloques et congrès dans les deux régions. L’USEK a établi de solides relations avec le Brésil, le Mexique, l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, le Venezuela, le Paraguay, la Colombie, Cuba, Costa Rica et le Salvador…

Récemment, le père Georges Hobeika, recteur de l’USEK, accompagné d’une délégation composée de la vice-rectrice aux affaires culturelles, Hoda Nehmé, et du directeur du Cecal, Roberto Khatlab, a été dans plusieurs régions du Brésil afin de participer à des congrès et rencontres avec les communautés libano-brésilienne et brésilienne, signer des conventions académiques et inaugurer un projet de numérisation du patrimoine des émigrés libanais au Brésil et en Amérique latine.
La délégation a participé à Goiânia au IXe Congrès international – sciences de la religion, réalisé par l’université Pontificale catholique de Goiás (PUC-Goiás), créée en 2014 par le Centre des études Brésil-Moyen-Orient, en coopération avec le Cecal.
À Brasília, le père Hobeika et sa délégation ont rencontré l’ambassadeur du Liban Joseph Sayah à qui ils ont expliqué les activités de l’USEK au Brésil dans le but de renforcer les échanges entre l’USEK et les institutions académiques brésiliennes et la communauté libanaise au Brésil.
À Campinas, ville de l’État de São Paulo, la délégation a signé la convention académique USEK-PUC-Campinas et assisté à un congrès sur la culture et la foi.
À São Paulo même, le père Hobeika a été reçu par l’archevêque maronite du Brésil, Mgr Edgar Madi, et a célébré la messe avec lui à la cathédrale Notre-Dame du Liban, en présence d’un grand nombre de fidèles libano-brésiliens et brésiliens. Des rencontres avec les membres de la communauté libanaise à São Paulo ont suivi.


Préserver le patrimoine libanais et syrien
L’USEK a déjà des relations académiques avec trois universités pontificales au Brésil, dont une a pour rectrice Soraya Smaili, brésilienne d’origine libanaise. L’USEK a également signé des conventions avec le « Group Coimbra » d’universités brésiliennes, composé de 77 institutions d’éducation supérieure.
Toujours à São Paulo, le père Hobeika a été reçu par le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, Rubens Hannun, et toute la direction de la CCAB et ses membres. À cette occasion, il a parlé de l’importance des relations des émigrés avec la mère patrie, avant d’inaugurer le Studio de préservation du patrimoine libanais et syrien à la CCAB, en vertu d’une convention de coopération signée entre les deux institutions pour l’acquisition de matériel pour la communauté libanaise et syrienne résidant au Brésil (journaux, revues, photos, documents…), et en vue de la numérisation et l’archivage dans une bibliothèque internationale numérique que l’USEK est en train de constituer.

Ce projet en Amérique latine est réalisé entre cette bibliothèque et le Cecal. Le projet a déjà débuté en Argentine et s’est développé de manière à contribuer à la préservation du grand patrimoine libanais et syrien, qui rassemble des écrits sur les récits des émigrés et l’histoire du Liban…
Au cours des décennies, les générations d’émigrés, malgré la distance, ont gardé le Liban dans leur cœur. L’USEK a franchi un pas de nature académique vers l’Amérique latine, cette région si chère à tant de Libanais.


Cette page est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban.  E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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