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La Dernière

Valentino haute couture : opéra et émotion

Mode
30/07/2018

Début juillet, Valentino jouait la carte last but not least, présentant sa collection haute couture au moment où toutes les maisons de mode avaient donné leur défilé. Une coquetterie justifiée par une collection spectaculaire, pour ne pas dire historique, inspirée des divas et des cantatrices d’opéra, notamment Maria Callas dont la voix glorieuse avait ouvert le show sur une aria de Puccini.

Coiffures monumentales, montées en volume ou casquées de bouquets de fleurs arrondis rappelant les personnages de l’artiste surréaliste Leonor Fini, et robes tout aussi opulentes et massives, soies et brocards traînant au sol et quasi creusant des sillons étoilés.
Rarement aura-t-on vu autant de splendeur déployée dans un défilé, fût-il haute couture. Pierpaolo Piccioli, seul à la direction artistique de la maison depuis le départ de Maria Grazzia Chiuri chez Dior en 2016, n’a visiblement compté ni les heures, ni les matériaux, ni son amour pour préparer cette présentation d’un autre monde : Valentino fait partie des enseignes les plus prospères de la mode depuis plusieurs années. Elle peut se permettre ce déploiement fastueux, d’autant plus que son fondateur, Valentino Garavani, était assis au premier rang des invités, avec son inséparable compagnon et associé Giancarlo Giammetti. C’était de plus, pour Piccioli, une manière de mettre en avant les artisans de la maison en les présentant, dans le catalogue, par leurs noms inscrits sous chaque pièce à laquelle ils ont travaillé et qui a nécessité plusieurs centaines d’heures de broderie et de coupe.

Qui dit opéra dit faste et visibilité, et la maison n’a pas lésiné sur les effets. La mythologie grecque offrait des thèmes aussi évocateurs et visuellement puissants que Léda et le Cygne, ou Persée et Pégase, son cheval ailé.

Le défilé s’est naturellement achevé par une standing ovation dans les salons de l’hôtel particulier Salomon de Rotschild. Un moment de grande émotion où l’on a vu le maître, Valentino Garavani, brillamment entouré d’une pléiade d’aristocrates, de milliardaires et de beautés iconiques, se lever pour applaudir l’élève Piccioli sans retenir ses larmes.


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