Les cours du pétrole ont terminé en baisse vendredi sur le marché new-yorkais Nymex, ce qui n'a pas empêché le Brent d'enregistrer sa première hausse hebdomadaire depuis quatre semaines.
Le contrat de septembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 92 cents, soit 1,32%, à 68,69 dollars le baril.
Le Brent a cédé 25 cents, soit 0,34%, à 74,29 dollars.
Les cours ont souffert de la baisse des grandes valeurs pétrolières à Wall Street. "Cela pourrait révéler un signe de ralentissement de l'économie, ce qui pourrait à son tour affecter la consommation de pétrole", relève Phillip Streible, stratège chez RJO Futures.
Sur la semaine, le brut léger américain a perdu 2,48%, accusant son quatrième repli hebdomadaire.
En revanche, le Brent affiche lui une hausse de 1,74% sur la semaine, la première depuis quatre semaines.
"Le principal facteur de soutien à la hausse vient de la décision de l'Arabie saoudite d'interrompre temporairement toutes les expéditions de pétrole via le détroit de Bab al-Mandeb", commente Stephen Brennock, de chez PVM.
Environ 4,8 millions de barils par jour (bpj) de pétrole brut et de produits raffinés ont transité par le détroit de Bab al-Mandeb en 2016 vers l'Europe, les États-Unis et l'Asie, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
L'apaisement des tensions sur le front commercial entre les Etats-Unis et l'Union européenne soutiennent également les cours.
Par ailleurs, le groupe de services parapétrolier Baker Hughes a fait état vendredi de trois puits de forage supplémentaires aux Etats-Unis dans la semaine au 27 juillet, leur première hausse depuis trois semaines, ce qui représente un total de 861.


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