Le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim. Photo ANI
Le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, s'est entretenu mercredi avec une délégation russe à Beyrouth, au sujet du rapatriement des réfugiés syriens dans le cadre de l'initiative présentée par Moscou à l'issue du sommet avec les Etats-Unis à Helsinki récemment, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Le général Ibrahim, qui supervise les opérations de retour volontaire de réfugiés syriens en coordination avec le régime syrien, a également évoqué la situation générale au Liban avec la délégation russe, présidée par l'attaché militaire par intérim, Denis Khitryy.
Lors du sommet de Helsinki, qui a réuni le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue américain, Donald Trump, Moscou a fait savoir qu'il préparait un plan commun pour le retour des réfugiés syriens vers les lieux où ils habitaient avant le début du conflit. Un général russe a indiqué que des centres, ouverts 24 h/24 en Jordanie et au Liban, et que des plans détaillés des mouvements des réfugiés de la Jordanie, du Liban et de la Turquie vers la Syrie seront développés. Il a affirmé que les groupes de travail russes se rendraient à Amman et Beyrouth dès aujourd'hui, mercredi, et que les centres commenceraient à opérer à partir du 30 juillet. Le responsable militaire a appelé "les chefs des représentations diplomatiques russes en Jordanie et au Liban à diriger personnellement ces centres conjoints pour assurer la relocalisation des réfugiés en Syrie".
Selon des déclarations russes, quelque 30.000 réfugiés syriens installés au Liban seulement souhaitent y rester, mais tous les autres seraient prêts à regagner leur pays, à en croire Moscou.
Le Liban accueille près d'un million de réfugiés syriens, inscrits comme tels auprès de l'ONU. Lundi, des centaines de réfugiés syriens, installés dans le village frontalier de Ersal, dans la Békaa, et originaires du Qalamoun, ont quitté le territoire libanais. Il s'agit de la quatrième opération de rapatriement de réfugiés depuis fin juin. Ces opérations de retour volontaire sont organisées par la Sûreté générale en coordination avec le régime syrien qui approuve au préalable les noms des réfugiés.


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