La planète escrime se réunit à Wuxi (Chine) à partir d’aujourd’hui pour les Mondiaux, où Russie et Italie espèrent conserver leurs places en haut du tableau des médailles.
La Russie impériale
L’équipe russe, coiffée au poteau par l’Italie lors des Mondiaux 2017 de Leipzig (quatre médailles d’or à trois), a fait un retour en force aux championnats d’Europe de Novi Sad (Serbie), le mois dernier, en s’adjugeant six des douze titres en jeu. Le fleuret russe, notamment, a montré une forme éblouissante avant de s’envoler pour Wuxi. Les champions olympiques en titre Inna Deriglazova (également championne du monde en titre) et Alexei Cheremisinov ont remporté les titres individuels. Les Russes ont aussi remporté l’or par équipe chez les messieurs.
L’Italie, malgré des résultats décevants en Serbie avec seulement un titre et quatre finales perdues – dont trois face... aux Russes –, est également attendue aux Mondiaux en Chine. Il faudra notamment compter, côté fleuret, sur Arianna Errigo, double championne du monde 2013 et 2014 et tout juste médaillée d’argent européenne, qui s’est lancé le défi fou de concourir à la fois en fleuret et au sabre aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.
La France en outsider
Deuxième au tableau des médailles des championnats d’Europe, la France affiche une ambition mesurée. Les valeurs sûres se trouvent notamment du côté de l’épée masculine, qui a apporté trois des six derniers titres olympiques des escrimeurs tricolores depuis 2004. Yannick Borel, champion d’Europe pour la troisième fois consécutive en individuel, visera le titre mondial malgré une blessure au poignet, et tentera d’aller chercher un nouveau titre par équipes avec Daniel Jérent, Ronan Gustin et Alex Fava. Le sabre dames, emmené par sa vice-championne d’Europe, Cécilia Berder, est aussi une source potentielle de médailles individuelles ou par équipe. Manon Brunet, 4e aux JO de Rio il y a deux ans, Charlotte Lembach, en argent aux championnats d’Europe en 2015 et en bronze l’année suivante, et Caroline Queroli peuvent prétendre à la médaille.
Le Japon a décroché deux médailles à Leipzig l’an dernier, l’argent pour Toshiya Saito et le bronze pour Takahiro Shikine au fleuret masculin, et tentera sans doute de reproduire l’exploit à deux ans de « ses » Jeux de Tokyo. La Corée du Sud, qui ne finit plus de grandir, pourra quant à elle compter sur ses sabreurs Gu Bon-gil, vice-champion du monde 2014 et 1er mondial, et Oh Sang-uk (2e mondial).
Source : AFP
Sport - Escrime / Mondiaux
La Russie et l’Italie favorites en Chine
OLJ / le 19 juillet 2018 à 00h00


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