Le peloton du Tour de France longeant le lac d’Annecy hier, peu après le départ de la 10e étape, dans les Alpes, qui comportait quatre ascensions et qui s’est terminée au Grand-Bornand. Jeff Pachoud/AFP
Julian Alaphilippe a remporté hier la 10e étape du Tour de France cycliste, la première de montagne, au Grand-Bornand, où il a signé le premier succès français depuis le départ. À 26 ans, Alaphilippe a gagné pour la première fois de sa carrière une étape du Tour. En avril, il a enlevé sa première classique, la Flèche wallonne. Le coureur belge Greg Van Avermaet a, quant à lui, sauvé son maillot jaune de leader malgré les quatre ascensions au programme du jour.
Le puncheur de Montluçon a précédé de plus d’une minute et demie les cyclistes espagnol Ion Izagirre et estonien Rein Taaramae au bout des 158,5 km au départ d’Annecy. Le peloton des favoris a franchi la ligne avec plus de trois minutes de retard, sous le soleil des Alpes. Dans cette étape programmée au lendemain du jour de repos, les rescapés de l’échappée de 21 coureurs lancée dès la première demi-heure ont abordé la montée de Romme avec six minutes d’avance. Taaramae a été rejoint à l’approche du sommet par Alaphilippe, alors que les favoris n’ont pas cherché à se départager sur cette pente rude. Dans la Colombière, dernière difficulté du jour, le Français a creusé l’écart pour basculer au sommet avec une marge d’une minute et demie. Les 14,5 derniers kilomètres, en descente pour l’essentiel, n’ont été qu’une formalité pour « Alfapolak » (son surnom sur Twitter), qui est l’un des meilleurs descendeurs du peloton.
Pour défendre son maillot jaune, Van Avermaet a eu le cran de se mêler à l’échappée du jour en suivant la même tactique qu’en 2016 dans les Pyrénées, lors de l’étape du lac de Payolle. Le champion olympique de Rio a lâché prise dans le col de Romme, mais a franchi la ligne, bien avant le premier peloton regroupant la plupart des favoris. Seul le coureur colombien Rigoberto Uran, qui a chuté dimanche sur les pavés de l’étape reliant Arras à Roubaix, a cédé dans le final de la Colombière. Les cyclistes russe Ilnur Zakarin, luxembourgeois Bob Jungels et néerlandais Bauke Mollema ont eux aussi été à la peine.
Une 11e étape compacte et dense
Aujourd’hui, compacte et dense, la 11e étape du Tour, deuxième des trois actes alpestres, alternera montées et descentes dans les Alpes, sur les 108,5 km séparant Albertville de la station de La Rosière. Quatre montées figurent au programme, les deux premières étant classées hors catégorie. La montée de Bisanne (12,4 km à 8,2 % de pente), escaladée pour la seconde fois dans l’histoire de l’épreuve, est abordée à une douzaine de kilomètres seulement après le départ. À partir de Beaufort, réputé pour son fromage, le col du Pré impose une ascension de 12,6 km à 7,7 % de pente. Au sommet, peu après la mi-course, la vue porte très loin, jusqu’au massif du Mont-Blanc, avant les derniers kilomètres du Cormet de Roselend (2e catégorie). La descente, piégeuse, conduit à Bourg-Saint-Maurice puis au pied de l’ascension finale, classée en 1re catégorie, par les lacets de Montvalezan (17,6 km à 5,8 % de pente).
La Rosière, une station de 700 habitants située sur les pentes du col du Petit-Saint-Bernard, à la frontière franco-italienne, accueille la Grande Boucle pour la première fois de l’histoire du Tour de France.
Source : AFP


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