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Liban - Corruption

Le juge Nadim Ghazal s’explique

« J’ai démissionné parce que tout questionnement est préjudiciable à ma fonction et ma famille », affirme le magistrat.

Soupçonné de corruption et poussé à démissionner, un juge du Conseil d’État, Nadim Ghazal, a fait paraître hier un communiqué dans lequel il rejette les accusations portées contre lui et explique qu’il a lui-même pris l’initiative de démissionner, « parce que tout questionnement est préjudiciable, pour (sa) fonction, (sa) dignité et (sa) famille ».
L’affaire de corruption dont est accusé le magistrat avait éclaté au grand jour suite à des révélations faites par un journaliste, Salem Zahran, qui dirige le site d’information et de recherches Focal Center. Le juge aurait trempé dans plusieurs affaires en lien avec des dossiers dont il avait la charge au sein du Conseil d’État, amassant ainsi une coquette fortune. Parmi ces affaires, le dossier concernant l’appel d’offres relatif à l’inspection mécanique, que le Conseil d’État vient juste d’annuler. L’appel d’offres avait été remporté fin juillet 2016 par la joint-venture Autospect/SGS/Securitest/Autosécurité, mais était sans cesse contesté depuis le lancement de la procédure en avril 2015. La décision du Conseil d’État d’annuler cet appel d’offres fait suite au recours déposé le 19 août 2016 par l’un des candidats malheureux, la joint-venture Applus/Jawda.
Aux dernières nouvelles, le juge impliqué dans cette affaire a décidé de démissionner après que le président du Conseil d’État, le juge Henri Khoury, qui avait constitué un lourd dossier sur ses agissements, l’a confronté avec les faits.
Dans son communiqué, M. Ghazal explique qu’il « occupe le poste de conseiller adjoint au Conseil d’État » et qu’il n’est pas « président de chambre ou juge unique pouvant rendre des jugements à titre individuel ». Il affirme qu’il « participe à l’élaboration des jugements qui sont rendus par une instance composée d’un président et de deux conseillers », et que « durant toute la durée de son exercice au sein du Conseil d’État il n’a pas été écarté d’une affaire quelconque ».
Le magistrat explique ensuite la procédure appliquée lorsqu’un recours est présenté contre un jugement du Conseil d’État. « Le recours est présenté contre un verdict rendu par l’instance et non pas par le président ou le conseiller », dit-il, en précisant que lorsqu’il avait été interrogé « sur certains agissements par le président du CE, il avait préféré présenter sa démission qui est irrévocable ». M. Ghazal insiste sur le fait qu’il a lui-même pris l’initiative de démissionner et qu’il n’a pas été soumis à aucune pression en ce sens, « non pas à cause de l’accusation d’avoir trempé dans un dossier déterminé, mais parce que toute demande de compte, quelle qu’elle soit, cause du tort à (sa) fonction, (sa) dignité et (sa) famille ».
Pour ce qui est de l’appartement qu’il a acquis pour une somme astronomique, le magistrat indique « avoir vendu une maison qui lui appartenait et pris en 2013, avec son épouse, un prêt échelonné sur 33 ans ». Il a dit ne pas avoir d’autres biens et ne pas être titulaire d’un compte débiteur. M. Ghazal a demandé à « toutes les personnes concernées de laisser cette affaire suivre son cours et de mettre fin à cette campagne préjudiciable pour (lui) et pour (sa) famille ».

Soupçonné de corruption et poussé à démissionner, un juge du Conseil d’État, Nadim Ghazal, a fait paraître hier un communiqué dans lequel il rejette les accusations portées contre lui et explique qu’il a lui-même pris l’initiative de démissionner, « parce que tout questionnement est préjudiciable, pour (sa) fonction, (sa) dignité et (sa) famille ».L’affaire de corruption dont est accusé le magistrat avait éclaté au grand jour suite à des révélations faites par un journaliste, Salem Zahran, qui dirige le site d’information et de recherches Focal Center. Le juge aurait trempé dans plusieurs affaires en lien avec des dossiers dont il avait la charge au sein du Conseil d’État, amassant ainsi une coquette fortune. Parmi ces affaires, le dossier concernant l’appel d’offres relatif à...
commentaires (1)

y a t il moyen de comprendre pourquoi /de quoi ce juge aurait ete accuse , """appel d’offres relatif à l’inspection mécanique, que le Conseil d’État vient juste d’annuler"" : qui profiterait de quoi exactement ( je ne parle pas du juge ) et comment ?

Gaby SIOUFI

10 h 16, le 16 juillet 2018

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Commentaires (1)

  • y a t il moyen de comprendre pourquoi /de quoi ce juge aurait ete accuse , """appel d’offres relatif à l’inspection mécanique, que le Conseil d’État vient juste d’annuler"" : qui profiterait de quoi exactement ( je ne parle pas du juge ) et comment ?

    Gaby SIOUFI

    10 h 16, le 16 juillet 2018

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