Les forces de sécurité irakiennes ont dispersé hier plusieurs rassemblements dans le pays, notamment à Bassora (Sud), épicentre de la contestation sociale en cours. Cette contestation, partie de Bassora il y a huit jours, vise l’état des services publics et le chômage, et a fait tache d’huile. Samedi, des appels à une grande manifestation dans la capitale Bagdad ont émergé, mais le mot d’ordre peine à circuler, l’internet étant coupé pour la deuxième journée consécutive hier. Dimanche, à Bassora, chef-lieu de la province pétrolière du même nom, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui cherchaient à prendre d’assaut le siège du Conseil provincial, en plein centre-ville, a rapporté un correspondant de l’AFP. D’autres manifestants ont tenté de pénétrer dans le champ pétrolier d’al-Zoubeir, au sud-ouest de la ville, mais ils ont été repoussés par les forces de sécurité à l’issue de heurts qui ont fait des blessés. Dans la province de Bassora, c’est la mort d’un manifestant le 8 juillet qui a exacerbé la grogne. Celle-ci s’est ensuite étendue dans d’autres provinces, dont Najaf, Missane, Kerbala et Zi Qar.
Depuis cette date, trois personnes au total ont été tuées. Face à la menace d’extension de ce mouvement, le Premier ministre Haïdar el-Abadi a annoncé samedi soir une allocation immédiate d’environ trois milliards de dollars pour la province de Bassora, outre des promesses d’investissement dans l’habitat, les écoles et les services.
Moyen Orient et Monde - Irak
Contestation sociale : la police disperse plusieurs manifestations
OLJ / le 16 juillet 2018 à 00h00


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