A Torii, une maison traditionnelle touchée par les inondations qui ont dévasté la région de Sakacho, dans la préfecture d'Hiroshima. AFP / JIJI PRESS /
Les inondations et glissements de terrain dans l’ouest du Japon ont tué plus de 200 personnes et, tandis que les recherches continuent, surgit la question de l’évaluation du danger face à des phénomènes inédits. Outre les 201 décès constatés hier, « nous restons encore sans nouvelles de nombreuses personnes et nous poursuivons les recherches », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors d’un point de presse, tandis que les médias parlent d’une soixantaine de disparus. Il s’agit déjà de la plus grave catastrophe météorologique depuis 1982 au Japon et le bilan s’aggrave de jour en jour, alors que les chances de découvrir des personnes en vie s’amoindrissent. Le Premier ministre Shinzo Abe, qui a annulé une tournée dans quatre pays – Belgique, France, Arabie saoudite, Égypte –, s’est rendu mercredi dans la province d’Okayama et prévoit une visite dans une autre région affectée aujourd’hui. Que les habitants n’aient pas pu partir à temps soulève la question des méthodes d’évaluation du danger, a reconnu le gouvernement, fortement critiqué par l’opposition pour sa gestion de crise jugée tardive.

