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Liban - Protestations

La crise des déchets se poursuit au Liban-Sud

La crise des déchets dans le caza de Nabatiyé est entrée dans sa deuxième semaine. Dans plusieurs localités du caza, les ordures ménagères jonchent le sol et les odeurs nauséabondes infestent l’air chaud de juillet.
Ce sont les villages de Kfaremmane, Zebdine, Choukine et Kousseibé qui souffrent le plus depuis la fermeture, il y a deux ans, de l’usine de tri des déchets et du dépotoir de Kfour qui desservaient la région du château de Beaufort. D’autres décharges sauvages avaient été également fermées par décision judiciaire dans les localités de Mayfadoune, Habbouche et Oura Bsallim.
La semaine dernière, les habitants de Kfaremmane ont menacé de fermer la route principale au niveau du rond-point Nabatiyé-Kfaremmane-Habbouche, bloquant ainsi l’accès à de nombreux villages du Liban-Sud situés dans les cazas de Marjeyoun, Nabatiyé et Hasbaya. Hier, ils ont organisé un sit-in devant la municipalité du village. Ils ont brandi des calicots sur lesquels ont pouvait lire « Kfaremmane n’est pas une poubelle » et « C’est notre droit de savoir pourquoi nous faisons face encore à cette crise ». Ils ont réclamé que le tri des ordures soit entamé dans chaque maison de la localité et demandé pourquoi le dépotoir de Kfour, qui a coûté cinq millions d’euros aux municipalités de la région, a été fermé. D’autres municipalités touchées par cette crise ont décidé de donner encore 24 heures aux autorités pour trouver une solution. Aujourd’hui, une décision serait prise de rouvrir une décharge sauvage à Choukine fermée récemment sur ordre judiciaire.

L’usine de Saïda
Également en ce qui concerne la gestion des déchets au Liban-Sud, une réunion s’est tenue à la municipalité de Saïda. Elle a rassemblé notamment le ministre sortant de l’Environnement, Tarek el-Khatib, le président du conseil municipal de Saïda, Mohammad Saoudi, le mohafez du Liban-Sud, Mansour Daou, et le directeur général de la compagnie IBC, chargée de l’usine de traitement des déchets de Saïda, Nabil Zantout.
M. Khatib a souligné qu’un « comité du ministère de l’Environnement a inspecté l’usine de traitement des déchets et a émis plusieurs remarques, notamment en ce qui concerne les odeurs qui se dégagent et qui gênent les habitants ». « Il existe en effet un problème, mais il ne sera pas difficile à résoudre. D’ici à un mois, tout rentrera dans l’ordre en ce qui concerne cette usine de traitement de déchets », a-t-il dit, notant que « les odeurs nauséabondes n’ont pas uniquement pour origine l’usine de traitement des déchets, mais aussi les tanneries, les égouts à ciel ouvert et un étang où des déchets sont jetés ».

La crise des déchets dans le caza de Nabatiyé est entrée dans sa deuxième semaine. Dans plusieurs localités du caza, les ordures ménagères jonchent le sol et les odeurs nauséabondes infestent l’air chaud de juillet. Ce sont les villages de Kfaremmane, Zebdine, Choukine et Kousseibé qui souffrent le plus depuis la fermeture, il y a deux ans, de l’usine de tri des déchets et du dépotoir de Kfour qui desservaient la région du château de Beaufort. D’autres décharges sauvages avaient été également fermées par décision judiciaire dans les localités de Mayfadoune, Habbouche et Oura Bsallim.La semaine dernière, les habitants de Kfaremmane ont menacé de fermer la route principale au niveau du rond-point Nabatiyé-Kfaremmane-Habbouche, bloquant ainsi l’accès à de nombreux villages du Liban-Sud situés dans les cazas...
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